L’entreprise Kédougou Mining Transports Services (KMTS) a procédé, ce jeudi, à l’inauguration d’une mosquée qu’elle a construite, suivie d’une grande cérémonie de lecture du Saint Coran. D’une capacité d’une cinquantaine de places, cet édifice religieux, financé à hauteur d’environ 20 millions de francs CFA, s’inscrit dans une démarche plus large de responsabilité sociétale portée par l’entreprise.
Au-delà de l’aspect cultuel, cette initiative illustre l’engagement de KMTS en faveur des communautés locales. Prenant la parole lors de la cérémonie, Maciré Bâ, directeur général de KMTS, a rappelé que cette rencontre religieuse s’inscrit dans une tradition annuelle réunissant le Conseil islamique, les sages et les populations de toute la région. Il s’agit, selon lui, d’un moment de prières et de communion visant à invoquer la bénédiction divine pour l’entreprise et pour les habitants de Kédougou.
Pour le directeur général, la foi occupe une place centrale dans la gestion de l’entreprise. « Dieu est au début, au centre et à la fin de toute chose. Tout ce que nous voyons ici est éphémère. La construction de mosquées participe à l’encadrement moral et social des travailleurs, en les encourageant à une pratique religieuse régulière et à une meilleure gestion de leurs revenus au profit de leurs familles », a-t-il souligné.
Évoquant les perspectives, le patron de KMTS a exprimé son ambition de bâtir une entreprise plus inclusive, dont les retombées profitent à l’ensemble des départements de la région. Il a également salué le partenariat stratégique et fructueux établi avec la mine de Boto.
Présent à l’inauguration, Mamadou Yéro Bâ, maire de la commune de Bandafassi, a salué un acte de piété et de générosité exemplaire. Il a profité de l’occasion pour lancer un appel aux pouvoirs publics et aux grandes sociétés minières afin qu’elles accordent davantage de place aux entreprises locales dans l’attribution des marchés d’infrastructures.
Pour l’avenir, KMTS entend renforcer ses investissements sociaux autour de trois priorités : l’éducation, la santé et le désenclavement.
À ce jour, l’entreprise revendique près de 600 millions de francs CFA investis dans des actions sociales, notamment dans les domaines de la santé, de l’éducation et des infrastructures. Pour l’année 2025, la direction annonce la poursuite et l’intensification de ces investissements, avec un accent particulier sur le désenclavement de la région de Kédougou et l’amélioration des infrastructures sanitaires.
Amadou DIOP, correspondant


