À l’occasion de la Journée internationale de la Femme africaine (JIFA), célébrée ce 31 juillet, l’Association des Juristes Sénégalaises (AJS) plaide pour une consolidation des acquis en matière de droits des femmes et appelle à une mobilisation accrue de tous les acteurs afin de faire de l’égalité un moteur du développement du continent.
Dans un communiqué publié ce jour, l’AJS rend hommage à « la contribution essentielle des femmes africaines au développement économique, social, culturel et politique du continent ». L’organisation estime que cette journée constitue à la fois un moment de bilan sur les avancées enregistrées en matière de reconnaissance et de protection des droits des femmes, mais aussi une occasion de réfléchir aux conditions de leur pleine participation à l’Afrique de demain.
L’association rappelle que le Sénégal a franchi plusieurs étapes importantes grâce à la ratification du Protocole de Maputo, à l’adoption de réformes législatives et à la mise en œuvre de politiques publiques visant à renforcer l’égalité entre les femmes et les hommes. Elle souligne toutefois que le principal défi réside désormais dans la consolidation de ces acquis.
Pour l’AJS, cette ambition passe notamment par un meilleur accès des femmes à la justice, à l’éducation, à l’emploi, au foncier, au financement et aux opportunités économiques, ainsi que par leur présence effective dans les espaces de décision. L’organisation insiste également sur la nécessité de renforcer l’autonomisation économique et le leadership féminin, tout en accordant une attention particulière aux filles et aux jeunes femmes, considérées comme un potentiel majeur pour l’avenir du continent.
Dans cette dynamique, l’Association des Juristes Sénégalaises invite les pouvoirs publics, les collectivités territoriales, le secteur privé, la société civile et les partenaires au développement à intensifier leurs efforts pour faire des droits des femmes de véritables opportunités de participation à la vie économique, sociale et politique.
« Les droits des femmes sont des droits humains. Leur effectivité est une exigence de justice et un facteur essentiel du développement de notre continent », affirme l’AJS, qui appelle à poursuivre cette dynamique « avec confiance et détermination » afin que les femmes soient pleinement reconnues comme des actrices et partenaires du développement de l’Afrique de demain.
A.N

