L’association religieuse « Ali Imran » a célébré,le vendredi 26 juin 2026, la 30e édition de sa conférence qu’elle organise lors de la Achoura ? Cette année, elle est placée sur le signe de la rectitude sociétale. À l’occasion, son président, Salif Sow, a salué le durcissement de la loi contre les actes contre nature.
Le Centre international du commerce extérieur du Sénégal (Cices) a vibré, le vendredi 26 juin 2026, au rythme des prêches et des débats de l’association Ali Imran. Trente ans après la première édition, en 1997, à Dieuppeul, l’organisation religieuse, dont le responsable moral est Oustaz Alioune Sall, a choisi de briser les tabous en mettant les déviances sexuelles et la crise des valeurs au cœur de son grand rendez-vous annuel.
Pour son présiden Salif Sow, le choix de ces thèmes n’a rien d’un hasard, mais répond à une urgence nationale. « Cette année, nous avons traité de thèmes qui touchent particulièrement nos familles et la nation tout entière : la dégradation des mœurs, l’homosexualité et la crise de confiance. Donc, il fallait apporter des solutions et donner aussi la voix de l’Islam, la voix du Coransur ces phénomènes qui gangrènent notre société », a-t-il expliqué. Soulignant que « l’homosexualité est une forme de dérèglement sociétal », M. Sow a ajouté : « ces dérives ne s’élimineront pas d’elles-mêmes. Le comportement et les relations humaines se dégradent si l’on n’y prend garde ».
Interrogé sur les récentes mesures des autorités publiques visant à réprimer les dérives sociétales, le leader d’Ali Imran n’a pas caché sa satisfaction. Il voit, à travers le durcissement de la loi contre les actes contre nature, une action nécessaire pour préserver le vivre-ensemble. « On l’apprécie de fort belle manière, parce que le pouvoir public doit implémenter une rigueur, une façon de se comporter dans la société », a-t-il déclaré. Pour lui, chaque réforme pénale doit concourir au bien-être de la population.
Revenant sur le sermon délivré plus tôt par Oustaz Ahmed Ndiaye, le président a insisté sur l’essence même de la condition humaine.
Face à l’ampleur du défi, l’association Ali Imran – dont le nom fait référence à la famille unie et porteuse de valeurs comme « le jom, le foulah (l’honneur, la dignité) » – appelle à une sainte alliance. « Il est évident qu’on doit s’associer avec toutes les forces vives de la nation, les oulémas, les professeurs, les philosophes, pour trouver des solutions », a lancé Salif Sow, rappelant que l’action d’Ali Imran dépasse les frontières : « Bien sûr, Ali Imran c’est pour l’humanité ».
Fatou SY


