Dakar abrite depuis hier, mardi 11 février, un Sommet régional sur le leadership et l’impact des carrières. Organisée par l’Université Gaston Berger (Ugb) et la Fondation Mastercard, cette rencontre de trois jours, remet sur la table, la problématique de l’insertion professionnelle des jeunes diplômés et les opportunités concrètes en matière d’emploi et d’entrepreneuriat.
Étudiants, chefs d’entreprise, universitaires et décideurs politiques prennent part depuis hier mardi, à un sommet régional sur le leadership et l’impact des carrières. Organisé par l’Université Gaston Berger (Ugb) en partenariat avec la Fondation Mastercard, cet événement étalé sur trois jours (11 au 13 février) se veut un cadre de réflexion sur la crise de l’emploi des jeunes diplômés en Afrique. À l’ouverture des travaux, Professeur Fatou Sarr, chargée du programme de bourses Mastercard à l’Ugb, a insisté sur l’importance de prendre en charge la transition des jeunes diplômés vers le monde professionnel.
Il s’agit, selon elle, d’accompagner les jeunes à travers des incubations pour les aider à valoriser leurs compétences et savoir-faire. Mme Val Wigeet, directrice principale des programmes à la Fondation Mastercard, est revenue sur les objectifs visés par ce sommet qui se tient concomitamment à Dakar et Saint-Louis. « Notre objectif est de faciliter l’insertion professionnelle en mettant directement en relation les jeunes et les recruteurs », a-t-elle indiqué. Venue présider la rencontre, Khady Diène Gaye, ministre des Sports, de la Culture et de la Jeunesse, représentant le Premier ministre Ousmane Sonko, a insisté sur la nécessité d’accompagner les jeunes étudiants dans la transition vers le monde professionnel. Mme Gaye est revenue sur la vision du Gouvernement en ce qui concerne l’insertion.
Elle n’a pas manqué de souligner l’importance de ce sommet régional qui, dit-elle, permettra de répondre à une problématique centrale : l’insertion des jeunes diplômés dans un marché du travail en pleine mutation. « L’Afrique de l’Ouest est composée de pays qui partagent des réalités économiques, sociales et culturelles similaires. Or, la question de l’emploi des jeunes est celle sur laquelle pratiquement toutes les autorités politiques sont attendues », a souligné la ministre. Selon elle, les obstacles à l’insertion professionnelle sont multiples. Elle cite notamment la discrimination et la stigmatisation entre autres.
Khady Diène Gaye a insisté sur la nécessité de développer des synergies entre les États ouest africains. « Il est impératif de développer des actions communes au sein de notre espace monétaire et économique afin d’offrir aux jeunes de véritables opportunités d’insertion », préconise-t-elle. Elle a également évoqué les réformes en cours pour favoriser la création d’emplois, notamment à travers l’innovation technologique et l’entrepreneuriat. « Investir dans la jeunesse, c’est investir dans l’avenir. Cet avenir ne doit pas être un horizon lointain, mais une réalité immédiate. C’est pour cela que le Gouvernement mise sur des secteurs porteurs comme le numérique, l’intelligence artificielle et l’économie verte », a indiqué Mme Gaye.
Daouda FAYE

