La maltraitance des animaux et les courses de vitesse organisées par des charretiers à Touba préoccupent le khalife général des mourides. Dans une déclaration faite ce vendredi 25 septembre 2026, son porte-parole, Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadre, a appelé les acteurs concernés à prendre leurs responsabilités pour mettre un terme à ces pratiques.
À Touba, les courses de charrettes attirent de nombreux jeunes, mais elles soulèvent également des préoccupations liées au traitement réservé aux animaux utilisés pour tirer les attelages. Chevaux et ânes seraient parfois soumis à des efforts physiques importants. Selon le porte-parole du khalife général des mourides, certains seraient même drogués pour participer aux courses.
Ces questions ont été au cœur de la déclaration de Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadre, prononcée en présence du sous-préfet de Ndame, du commissaire spécial de Touba et de l’adjoint au commandant de la gendarmerie. D’emblée, il a dénoncé les mauvais traitements infligés aux animaux. Selon lui, certains propriétaires leur font tirer des charges excessivement lourdes, une pratique qu’il juge contraire aux recommandations de l’islam.
Le porte-parole du khalife a appelé les auteurs de ces actes à faire preuve davantage d’humanisme envers les animaux. Il a insisté sur les efforts physiques auxquels sont soumis les chevaux et les ânes, estimant que ces pratiques peuvent porter atteinte à leur bien-être.
Dans la même veine, Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadre a dénoncé l’usage de produits pour stimuler les animaux lors des courses. « Les chevaux ainsi que les ânes sont drogués pour organiser des courses », a-t-il déclaré. À ses yeux, cette situation dépasse la seule question de la protection animale, puisqu’elle est également susceptible de favoriser des actes de violence entre jeunes.
« Ces courses sont souvent sources de violences entre des jeunes », a-t-il relevé. Le porte-parole du khalife a ainsi établi un lien entre ces manifestations et les problèmes de sécurité observés dans certains axes de Touba. « Des personnes sont agressées. Certains axes ne sont plus empruntés », a-t-il déploré.
Face à cette situation, il a appelé à une meilleure collaboration entre les populations et les forces de l’ordre. Il a notamment invité les délégués de quartier à signaler les pratiques dénoncées et demandé au commissaire spécial de Touba de prendre les dispositions nécessaires pour lutter contre ces activités dans le périmètre de la ville.
Birane DIOP, correspondant


