La commune de Ngaye Mékhé a reçu le ministre de l’Economie sociale et solidaire, Alioune Dione et sa délégation, ce weekend, dans le cadre de la deuxième étape de la première édition de la quinzaine nationale de l’économie sociale et solidaire. 32 coopératives productives solidaires sont enrôlées dont 7 en cours dans la commune de Mékhé.
Après le lancement à Bidiona, la région de Thiès, à travers la commune de Ngaye Mékhé, a accueilli la deuxième journée de cette première quinzaine nationale de l’économie sociale et solidaire, placée sous le thème « l’économie sociale et solidaire, un catalyseur socio-économique du développement inclusif des terroirs ».
Selon le ministre, l’objectif visé c’est la vulgarisation concepts et contenus de l’économie sociale et solidaire qui a toujours été une pratique ancrée dans la société sénégalaise avant d’être reconnue, validée et encadrée par les autorités Étatiques. Des autorités qui en ont fait un levier économique puissant. D’ailleurs, le président de la république a fait de 2026, année de l’économie sociale et solidaire a rappelé le ministre.
L’économie sociale et solidaire est donc une économie de quartier, de terroir et de territoire, a tenu à rappeler le ministre Alioune Dione. Donc, a travers cette quinzaine, il s’agit de partager l’importance de l’économie sociale et solidaire et d’en explorer les facettes qui ne sont pas encore exploitées. Pour ce faire, le ministère a mis en branle les coopératives productives solidaires (CPS).
Selon le ministre, la particularité de Ngaye réside dans la transformation de dahiras, au côté des tontines et associations sportives et culturelles en coopérative productive solidaire. En effet , a tenu à préciser le ministre, a côté de l’aspect spirituel, les volets économique et solidaire des dahlias recoupent les objectifs visés par les CPS. Ainsi, selon Mohamed Lom, initiateur de la rencontre, Ngaye Mékhé a déjà installé 32 CPS dont 7 en cours.
Les coopératives productives solidaires constituent la solution pour rationaliser les financements de l’État et d’atteindre les objectifs visés à travers un développement économique et social communautaire. Selon le ministre les financements de l’État ont pour la plupart été détournés de leur objectif. Désormais, à travers les CPS, ces associations et groupements font être formalisés, formés, financés à travers un fonds de mutualisation, et encadrés par un conseil d’administration.
Ces CPS, dont celles événementielles, permettront de résorber le chômage des jeunes déjà formés dans la restauration, la sécurité, la gestion entre autres en s’adossant sur des coopérative productive agricoles et ainsi créer une économie de consommation.
Les coopératives artisanales de leurs côtés pourront en faire autant, en bénéficiant de la commande publique à travers un réseautage, a expliqué Alioune Dione.
Le ministre a saisi l’opportunité de cette deuxième journée de la première édition de la quinzaine de l’économie sociale et solidaire pour faire le bilan sur l’installation des CPS. A l’en croire, sur un objectif de 1000 CPS, en 2025, ils ont pu enrôler 872 en 8 mois. Ainsi, 75% du budget sont consommés pour réaliser 87% des objectifs, selon ministre.
Ibrahima NDIAYE Correspondant


