Après les fortes pluies enregistrées dimanche, plusieurs quartiers de Kaolack font face à des difficultés de circulation.
Routes dégradées, nids-de-poule remplis d’eau et stagnation des eaux pluviales compliquent le quotidien des populations. Au lendemain des précipitations, le décor est saisissant dans la capitale du Saloum. Entre le garage Nioro et la Chambre de commerce, les automobilistes peinent à se frayer un passage. Les eaux stagnantes, mêlées à la boue, rendent la circulation particulièrement difficile.
La situation est similaire aux abords du marché central, où les taxis traversent des flaques d’eau noirâtre qui recouvrent par endroits la chaussée.
À Khakhoume, l’eau a envahi quelques concessions. Les jeunes du quartier se sont mobilisés, armés de pelles et d’outils, pour creuser des passages et faciliter l’écoulement. À Médina Mbaba, la situation a été maîtrisée grâce aux motopompes mises à la disposition du quartier.
Des routes fortement dégradées
Au quartier Ngane, comme au centre-ville, plusieurs voies présentent des signes de forte dégradation. L’humidité et le passage répété des gros porteurs ont davantage fragilisé certains tronçons. Mais ce sont surtout les eaux stagnantes qui préoccupent les populations. « Leur proximité avec les habitations représente un vrai danger de santé publique », alerte un habitant de Thioffack.
À Thioffack, Sara, Médina Mbaba et Sam, des motopompes ont récemment été octroyées par la ministre des Pêches et de l’Économie maritime, Amy Mara Diéye, pour renforcer l’évacuation des eaux. « Nous remercions la ministre, mais nous ne pouvons pas toujours compter sur les bonnes volontés. La municipalité doit jouer pleinement son rôle », souligne Oumar Sarr, habitant de Thioffack.
Mamadou THIAM (Correspondant)


