Une soixantaine de personnes ont participé, lundi, à une matinée de reboisement du site du Petit Séminaire Saint-Joseph de Ngazobil, à l’initiative de l’archevêque de Dakar, Monseigneur André Guèye, pour contribuer à la restauration de la couverture végétale et lutter contre les coupes clandestines de bois.
Grands séminaristes de l’archidiocèse de Dakar, religieuses de la Congrégation des Filles du Saint-Cœur de Marie, moniteurs de collectivités éducatives et anciens pensionnaires du Petit Séminaire ont pris part à cette opération.
L’archevêque de Dakar a lui-même participé à la plantation des arbres, donnant le ton à une mobilisation destinée à préserver le patrimoine naturel de ce site historique.
La matinée de reboisement s’inscrivait dans le cadre d’un stage de renforcement des capacités organisé à Ngazobil au profit des grands séminaristes de l’archidiocèse de Dakar, avec la participation de religieuses des Filles du Saint-Cœur de Marie.
Le site de Ngazobil, aujourd’hui confronté à diverses agressions environnementales, a ainsi été intégré au programme de cette session, conformément à l’appel lancé par Monseigneur André Guèye à planter des arbres au cours de l’année 2026.
« Nous sommes là pour essayer de sauvegarder ce patrimoine qui représente une biodiversité unique dans cette zone », a déclaré l’archevêque de Dakar, soulignant la dimension historique et symbolique du Petit Séminaire Saint-Joseph de Ngazobil.
Selon lui, le site constitue un lieu important pour l’Église et la formation des futurs prêtres, mais aussi pour de nombreux cadres de l’administration et de l’armée qui y ont été formés.
Le commissaire général des Scouts du Sénégal, Antoine Ghislain Kaly, a également participé à la matinée de reboisement.
Pour Paulin Désiré Dieudonné Vieyra, grand séminariste en deuxième année de théologie et ancien pensionnaire du Petit Séminaire de Ngazobil, cette initiative revêt une dimension particulière.
« De voir cette forêt qui m’a nourri quand j’étais petit séminariste, à travers les jujubes, les pommes de singe, mourir ou même être détruite me fait un pincement de cœur », a-t-il témoigné.
Il a appelé les anciens pensionnaires de Ngazobil à s’impliquer davantage dans la sauvegarde de la forêt, estimant que la plantation d’un arbre par chaque ancien contribuerait significativement à sa restauration.
Monseigneur André Guèye a, pour sa part, invité les participants et tous ceux qui suivront cette initiative à reproduire le geste dans leurs localités respectives.
« Tout est lié : une belle nature restaurée participe à la restauration de la vie », a-t-il notamment déclaré, avant de lancer : « Plantez au moins un arbre cette année 2026. »
La matinée s’est achevée par une mobilisation collective autour de la plantation de plusieurs jeunes plants, réunissant séminaristes, religieuses, moniteurs, anciens pensionnaires et responsables scouts autour d’un même objectif : contribuer à la restauration de la forêt de Ngazobil.


