La Fédération irakienne de football a officiellement saisi la Fédération internationale de football association (FIFA) pour demander le report de la finale du barrage intercontinental pour le Mondial 2026 qui doit l’opposer au vainqueur du duel entre la Bolivie de football et le Suriname.
Prévue à la fin du mois au Mexique, cette rencontre décisive pour une qualification à la Coupe du monde de la FIFA 2026 se heurte à de sérieuses difficultés logistiques pour la sélection irakienne.
Un espace aérien fermé
Au cœur du problème : la fermeture de l’espace aérien irakien en raison du contexte sécuritaire et de la guerre dans la région. Une situation qui empêche les déplacements aériens depuis Bagdad, compliquant considérablement l’organisation du voyage de la sélection nationale.
Or, une grande partie de l’effectif irakien évolue dans le championnat local. Sans possibilité de quitter facilement le territoire, la préparation de l’équipe pour une rencontre aussi capitale devient particulièrement délicate. Les obstacles ne concernent pas uniquement les joueurs évoluant en Irak. Certains internationaux basés dans les pays du Golfe pourraient également être affectés par les perturbations du trafic aérien régional.
Le sélectionneur national, Graham Arnold, se trouve actuellement aux Émirats arabes unis, ce qui complique davantage la coordination des préparatifs.
Un casse-tête administratif
À ces contraintes logistiques s’ajoute un problème administratif. La fermeture de plusieurs ambassades a entraîné des difficultés pour l’obtention de visas nécessaires au déplacement de la délégation irakienne vers le Mexique, pays hôte de la finale du barrage.
Cette accumulation d’obstacles a conduit la fédération irakienne à solliciter officiellement un report de la rencontre, estimant que les conditions actuelles ne permettent pas une préparation équitable.
Un rêve vieux de quarante ans
L’enjeu sportif est immense pour la sélection irakienne. L’Irak espère décrocher une deuxième participation à la Coupe du monde, quarante ans après sa première et unique présence lors de l’édition organisée au Coupe du monde de la FIFA 1986.
Dans ce contexte, la fédération souhaite que la FIFA prenne en compte la situation exceptionnelle à laquelle l’équipe est confrontée.
Pour l’heure, l’instance mondiale du football n’a pas encore communiqué officiellement sur la demande irakienne. Le silence de la FIFA alimente les interrogations, alors que la rencontre approche à grands pas.
La décision de l’organisation dirigée par Gianni Infantino sera scrutée de près, tant l’équité sportive et les circonstances géopolitiques placent ce barrage intercontinental dans une situation inédite.
C.G. DIOP


