La Fédération sénégalaise de football a tenu, hier mardi à Tanger, un séminaire stratégique en présence des présidents de Ligues régionales. Cette rencontre était consacrée à la présentation de la vision « Smart Fsf 2028 ». Il s’agit d’une réforme ambitieuse dont le but est de bâtir une institution moderne, transparente et économiquement viable. En plus de nouveaux mécanismes de financement, la valorisation des infrastructures et la formation digitale.
TANGER – La Fédération sénégalaise de football a initié un certain nombre de réformes à travers la vision « Smart Fsf 2028 ». Pour que cette vision soit matérialisée, la plateforme « Go Gaïndé », véritable levier de modernisation et de création de valeur pour le football sénégalais, a été créée. Cet outil ainsi que d’autres questions ont fait l’objet, hier à Tanger, d’un séminaire organisé par la Fsf. « Sur le plan des performances sportives, tout le monde reconnaît l’avancée de la Fédération avec l’équipe nationale.
Mais, sur le plan de la gouvernance, nous sommes un peu en retard. C’est pourquoi nous voulons vraiment opérer cette transformation numérique de la Fédération sénégalaise de football et aussi sa modernisation », a déclaré Abdoulaye Fall, le président de la Fsf. « Nous faisons des analyses scientifiques. Je travaille étroitement avec l’entraîneur sur cette base. Chaque jour, avant et après le match, on partage des outils extrêmement importants qui nous permettent de faire des analyses sur les performances des joueurs, sur les choix et sur même les perspectives. Cela, nous l’avons intégré. Et même dans « Smart », dans l’application « Go Gaïndé », ils vont revenir là-dessus. Il y a un back-office des outils extrêmement importants développés par l’Intelligence artificielle que nous avons embarquée », ajoute le successeur de Me Augustin Senghor.
Cette modernisation concerne l’ensemble des composantes de l’instance dirigeante du football sénégalais. « Il faut revoir tout le fonctionnement de la Fédération, revoir les interactions entre la Fédération et ses organes et partenaires. C’est ce qui explique le lancement de cette stratégie qui est un projet extrêmement important », ajoute M. Fall. Ce projet repose sur trois piliers essentiels que sont la digitalisation, le redimensionnement de certains projets, la gouvernance et le financement.
Abdoulaye Fall a aussi abordé la question des déficits auxquels la nouvelle équipe de la Fsf est confrontée depuis son arrivée. « C’est un déficit dont nous avons hérité et qui ne date pas de maintenant. Le déficit était de 2024, si vous consultez les états financiers de fin 2024. C’est un déficit qui concerne en partie une dette de 900 et quelques millions de FCfa dont nous avons hérité. Ensuite, un défaut de couverture sur le stade Demba Diop de 2 milliards et quelques ».
La phase 2 du projet d’exécution de ce stade a aussi été annoncée. « Le projet est en cours. Nous avons négocié avec la Fifa pour qu’il y ait un accompagnement de sa part, parce que nous n’avons pas les moyens, pour le moment, de financer ce déficit. On a voulu aussi profiter de cette occasion pour lancer la deuxième phase du projet. C’est ce qui va nous permettre de le redimensionner. Et aussi de trouver d’autres sources de financement. Au-delà de Demba Diop, il est prévu de faire la même chose au Stade Maniang Soumaré et aussi au centre de Guéréo », a-t-il annoncé.
De notre envoyé spécial, Julien Mbesse SÈNE


