Blanchi par le jury disciplinaire de la CAF, l’arbitre congolais n’est toutefois pas tiré d’affaire. En effet, son arbitrage vivement contesté lors de cette finale pourrait encore peser sur ses chances de figurer parmi les officiels africains retenus pour la Coupe du monde 2026.
À la lumière des décisions rendues par la Commission de discipline de la CAF et des dernières évolutions au niveau de la FIFA, la réponse se précise.
Aucun fondement disciplinaire retenu par la CAF
Malgré le caractère très controversé de certaines décisions prises lors de la finale, Jean-Jacques Ndala n’a fait l’objet d’aucune sanction disciplinaire. Le jury de la Confédération africaine de football n’a relevé aucune violation du Code disciplinaire, ni du règlement de la Coupe d’Afrique des Nations.
Selon des sources autorisées, la CAF s’est strictement appuyée sur les textes : une erreur d’arbitrage, aussi lourde soit-elle dans ses conséquences sportives, ne constitue pas une infraction disciplinaire. En l’absence de faits établis de corruption, de manquement grave à l’éthique ou de comportement frauduleux, aucune sanction ne pouvait légalement être prononcée.
La CAF rappelle par ailleurs qu’attaquer un arbitre sans preuves tangibles relève de la calomnie et de la diffamation, des faits passibles de poursuites judiciaires.
Selon les règlements, les décisions arbitrales prises sur le terrain sont définitives. Elles ne peuvent être annulées ou sanctionnées a posteriori par une instance disciplinaire. En revanche, cela n’exonère pas les arbitres d’un processus d’évaluation permanent. Les performances sont analysées en profondeur, et les arbitres peuvent être promus, maintenus ou rétrogradés en fonction des résultats de ces évaluations techniques. C’est précisément sur ce terrain que se joue désormais l’avenir international de Jean-Jacques Ndala.
Le dernier mot pour Pierluigi Collina
Au niveau africain, l’arbitre congolais bénéficie d’un contexte relativement favorable. Le soutien de son compatriote Olivier Safari Kabene, président de la Commission des arbitres de la CAF, pèse dans la gestion et la défense du corps arbitral continental.
Mais la Coupe du monde 2026 ne dépend pas de la CAF. Le véritable arbitre de cette course est l’italien Pierluigi Collina, président de la Commission des arbitres de la FIFA et véritable juge de paix en matière d’arbitrage mondial. C’est sous son autorité que s’opère la sélection finale des officiels appelés à diriger le plus grand rendez-vous du football mondial.
La situation de Jean-Jacques Ndala a connu une évolution majeure : il figurait avant la CAN parmi les neuf arbitres africains retenus pour le stage d’élite de la FIFA, prévu à Doha, au Qatar, du 23 au 27 février 2026.
Ce regroupement constitue la dernière phase d’évaluation avant la désignation définitive des arbitres pour la Coupe du monde 2026. Condition physique, constance décisionnelle, gestion de la pression, lecture du jeu et communication seront scrutées à la loupe par les experts de la FIFA. Tous les rapports relatifs aux arbitres provisoirement retenus pour la Coupe du monde 2026 lors de cette CAN 2025 sont passés au crible depuis Zurich, faisant de la compétition un véritable test grandeur nature où chaque prestation compte et où la moindre erreur peut peser lourd dans la course au Mondial.
Être présent à Doha est donc un signal fort, mais pas une garantie absolue. Jean-Jacques Ndala n’a jamais été sanctionné parce qu’aucun texte ne permettait de le faire. La page disciplinaire est close. Son avenir mondial se joue désormais ailleurs, loin des polémiques médiatiques, dans les salles d’évaluation de la FIFA.
À ce stade, son nom est toujours dans la course pour une deuxième participation à une coupe du monde après celle de 2022 au Qatar. La suite dépendra d’un seul critère : la performance.
Listes des officiels africains présélectionnés pour la Coupe du monde 2026 (stage FIFA – Doha)
Jean-Jacques Ndala (RD Congo), Omar Artan (Somalie), Ismail Mahmoud (Soudan), Amin Omar (Égypte), Dahane Beida (Mauritanie), Pierre Atcho (Gabon), Mustapha Ghorbal (Algérie), Issa Sy (Sénégal), Jalal Jiyed (Maroc)
Par Cheikh Gora DIOP


