Qu’il fut grandiose, le spectacle, ce dimanche soir, lors de la cérémonie d’ouverture de la 35e édition de la Coupe d’Afrique des nations (CAN), disputée présentement au Royaume chérifien ! Des étoiles plein les yeux ! La fête a été belle au stade Prince Moulay Abdellah de Rabat. Du moins, jusqu’au coup d’envoi du premier match du tournoi qui a mis aux prises le pays hôte, le Maroc, et les Comores, comptant pour la 1re journée du groupe A.
En effet, ils ont failli tout faire capoter, les Cœlacanthes. Pendant les premières 45 minutes de la rencontre, l’équipe comorienne a tenu tête aux « Lions » de l’Atlas, contraints au nul (0-0). L’homme derrière cette belle prouesse – puisque personne n’aurait mis sa main à couper que l’ogre marocain et le petit poucet de cette poule A se quitteraient dos à dos à la mi-temps –, c’est Yannick Pandor.
Le gardien de but comorien, pensionnaire de Francs Borains (D2 belge), a été phénoménal durant cette partie en enchaînant des arrêts réflexes de très grande classe. En témoigne le penalty de Soufiane Rahimi qu’il a majestueusement stoppé à la 11e minute de jeu.
Au retour des oranges, il aura certes moins de réussite, notamment sur l’ouverture du score signée Brahim Diaz (1-0, 55’), et la reprise de volée spectaculaire du fringant Ayoub El Kaabi (2-0, 74’). L’addition pouvait bien être plus salée s’il n’était pas dans un grand soir.
Au final, Yannick Pandor, le plus en vue dans cette partie du côté des Comores, aura eu le mérite d’avoir fait trembler toute une nation, d’avoir donné des sueurs froides à tout un peuple. Une brillante performance à rééditer donc dès les prochaines sorties des Cœlacanthes dans cette grand-messe du football continental pour espérer une place au tour suivant.
Par Papa Alioune NDIAYE


