D’Athènes à Dakar, la flamme des Jeux olympiques de la jeunesse Dakar 2026 sera placée sous haute protection. Le lieutenant Birame Senghor, du Groupe d’intervention de la Gendarmerie nationale (GIGN), a été désigné par sa hiérarchie pour assurer sa sécurité durant son transfert et tout au long de son séjour au Sénégal. Une mission exceptionnelle qu’il mesure avec gravité et fierté.
Il passe presque inaperçu au milieu de la délégation sénégalaise présente à Athènes. Et pourtant, il a une mission centrale. C’est le gardien de la Flamme. À quelques heures de la cérémonie de réception de la Flamme olympique au mythique stade Panathénaïque d’Athènes, le lieutenant Birame Senghor sait que la mission qui lui a été confiée dépasse le cadre d’une simple opération de sécurisation.
Depuis dix jours, il se prépare à cette responsabilité. « Il fallait connaître la mission et la préparer sur le plan physique, technique mais aussi opérationnel », explique-t-il. Désigné par le haut commandement de la Gendarmerie nationale, notamment le général de division Martin Faye, haut commandant de la Gendarmerie nationale et directeur de la Justice militaire, et le colonel Ibrahima Ngom, chef du GIGN et son supérieur direct, le lieutenant Senghor est chargé d’une mission précise : assurer la protection de la Flamme depuis Athènes jusqu’à Dakar et pendant toute la durée de son séjour au Sénégal.
Une responsabilité jusqu’à la fin des Jeux
La consigne est claire. La Flamme ne doit jamais quitter sa surveillance. Même durant le voyage entre la Grèce et le Sénégal, elle restera à ses côtés. « Même dans l’avion, la Flamme sera à côté de moi et pas en soute », précise le lieutenant. Une proximité qui illustre le niveau de responsabilité qui lui est confié. Et la mission ne s’arrêtera pas à l’arrivée à Dakar. « La Flamme sera sous ma responsabilité jusqu’à la fin des Jeux », souligne-t-il. Autrement dit, pas de répit jusqu’à la clôture des JOJ Dakar 2026. Pour mener à bien cette mission, le lieutenant Birame Senghor sera secondé par l’adjudant Maurice Diouf, de la Brigade d’intervention polyvalente (BIP).

« Une grande responsabilité »
Conscient de l’enjeu symbolique de la Flamme, le gendarme du GIGN aborde sa mission avec humilité. « C’est une grande responsabilité qu’on m’a confiée », reconnaît-il, assurant qu’avec son équipe, ils feront « de leur mieux » pour protéger et sécuriser la Flamme, dans le respect des consignes établies par le Comité d’organisation des Jeux olympiques de la jeunesse (Cojoj) et sa hiérarchie. Pour lui, cette mission constitue aussi une forme d’aboutissement personnel. Décrit par son entourage comme un homme discret, généreux et proche de sa population, il estime que ces valeurs ont contribué à orienter son choix vers la gendarmerie.
Aujourd’hui, il est appelé à jouer un rôle singulier dans l’histoire olympique du Sénégal : veiller sur cette Flamme qui, après avoir traversé Athènes, prendra la direction de Dakar pour annoncer les premiers Jeux olympiques de la jeunesse organisés en Afrique. Une mission de plusieurs semaines, sans jours fériés ni congés, mais que le lieutenant Birame Senghor entend accomplir avec la même exigence que celle qui guide son engagement au sein de la Gendarmerie nationale.
Moussa DIOP, envoyé spécial à Athènes (Grèce)


