L’idée circule et intrigue le monde du football européen : la France et l’Allemagne pourraient-elles unir leurs forces pour organiser une future Coupe du monde ?
C’est l’hypothèse avancée par Le Parisien, qui évoque un projet de candidature commune entre les deux poids lourds du football européen, pour l’édition 2038 ou 2042. Un argument de poids serait mis en avant pour appuyer ce dossier : les commémorations du centenaire de la Seconde Guerre mondiale (1939-1945), qui offriraient une portée symbolique forte à une candidature réunissant Paris et Berlin.
Une échéance déjà très convoitée
Si aucune procédure officielle de candidature n’a encore été lancée par la FIFA pour ces échéances, les manœuvres en coulisses se multiplient déjà. Plusieurs pistes concurrentes émergent en Europe : la France étudierait également une candidature aux côtés de la Belgique, des Pays-Bas et du Luxembourg, tandis que l’Allemagne, de son côté, envisagerait un dossier solo ou associé à l’Autriche et à la Suisse. L’Italie a elle aussi affiché son intérêt, tout comme le Royaume-Uni, où l’hypothèse d’une candidature commune aux quatre nations britanniques revient régulièrement dans les discussions.
Cette effervescence n’est pas propre à l’Europe. Outre-Atlantique, une nouvelle candidature réunissant les États-Unis, le Canada et le Mexique reste envisageable malgré l’organisation du Mondial 2026, tandis qu’en Océanie, la Nouvelle-Zélande explorerait des scénarios associant les Fidji.
Une rotation continentale de plus en plus flexible
Le calendrier récent de la FIFA alimente ces spéculations. Après l’Amérique du Nord en 2026 et la co-organisation transcontinentale de 2030 entre l’Espagne, le Portugal et le Maroc, avec des matches d’ouverture en Uruguay, Argentine et Paraguay, la logique de rotation entre confédérations semble de plus en plus souple. Un contexte qui pourrait favoriser un retour du Mondial en Europe pour 2038, quitte à brouiller les frontières traditionnelles entre continents et alliances régionales.
Reste que, pour l’heure, rien n’est acté. Ni la France ni l’Allemagne n’ont officiellement confirmé de projet commun, et la compétition pour accueillir ces éditions s’annonce d’ores et déjà particulièrement disputée.
C.G. DIOP


