La gestion en entreprise ou institution des déchets électriques et électroménagers obéit aux textes et règlements liés à la comptabilité des matières et autres manuels de procédure. Des spécialistes ont répondu sur la procédure de gestion.
Ibrahima Khalil Diagne, responsable de l’Approvisionnement et de la logistique de la SSPP «Le Soleil» indique que conformément au manuel de procédures de l’entreprise, « si le matériel est avarié et endommage d’autres matériels, il y’a un procès-verbal (Pv) d’avarie dressé et signé par les différents services administratif, opérationnel et de contrôle. C’est le cas des bobines. On procède à un grand recensement des matériels avariés pour le proposer à une vente directe ».
Ainsi, poursuit-il, « pour les autres matériels totalement amortis comme les ordinateurs, les imprimantes, les climatiseurs, les frigos, les machines à café et fontaines à eau…, la Direction générale saisit le Conseil d’administration (Ca) pour une réforme ; après autorisation, un commissaire-priseur est commis à cet effet pour procéder à la vente aux enchères. Cette phase est précédée par à un avis d’appel de vente publique publié dans un journal à grand tirage ou à grande diffusion. On propose d’abord la vente au personnel et le matériel restant non adjugé lors de la première vente sera proposé au public ».
Le responsable de la logistique du ministère de l’Environnement et de la Transition écologique (Mete), Thiémokho Abdourahmane Dramé, par ailleurs comptable principal dudit ministère, souligne que la cession gratuite des matières liées aux matériels électroménagers est interdite. « Si on a des imprimantes, que ce soit des ordinateurs ou des frigos inutilisables, on les garde en stock.
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Après, on va les présenter à la Direction du matériel et du transit administratif (Dmta) pour qu’ils nous fournissent des réformes. Cela peut-être des réformes vendues ou des cessations ou des réceptions de destruction », explique M Dramé, non sans préciser : « On peut les détruire. Mais ce n’est pas à nous de le faire mais à la Dmta d’en décider ». Il précise qu’ils ne sont pas en contact direct avec les matériaux inutilisables. « Nous les gardons en magasin. Le moment venu, on va les présenter à la Dmta afin de faire plus d’espace », confie-t-il. Pour sa part, Mme Ndiaye, responsable administrative d’un célèbre site audiovisuel de la place explique : « si les matériels électroménagers ou électroniques tombent en panne, ils font l’objet de réparation. Parfois, leur état peut faire l’objet d’une mise au rebut et amener aux ferrailles ».
Serigne Mansour Sy CISSÉ