La Russie a frappé Kiev et le port d’Odessa dans le Sud, dans la nuit du mercredi 2 au jeudi 3 septembre 2026. La capitale ukrainienne a été touchée pour la septième nuit consécutive.
Les attaques de drones ont fait 17 blessés dans la ville d’Odessa après qu’un immeuble résidentiel a été visé, dans la nuit du mercredi au jeudi. Les Ukrainiens, de leur côté, disent avoir touché un navire russe, « Nefrit », près de Sotchi. Un navire qui, d’après la marine ukrainienne, apporte « un soutien direct à l’économie de guerre de l’ennemi ».
Du côté russe
Moscou s’est indignée, ces dernières heures, de la saisie du navire russe Professor Molchanov en Arctique, sur ordre des autorités judiciaires norvégiennes, à la demande du groupe énergétique ukrainien Naftogaz.
Poutine, lui, évoque, malgré les tensions, un possible accord de paix. « Y a-t-il une chance ? À mon avis, oui, il y en a une », a-t-il déclaré, parlant de la probabilité d’un règlement du conflit.
Hier, le ministre britannique des Affaires étrangères a convoqué le chargé d’affaires de l’ambassade russe au Royaume-Uni. Cela, suite aux accusations de l’Allemagne, mardi, selon lesquelles Moscou était derrière l’envoi d’un drone chargé d’explosifs à l’aéroport de Leipzig, au début du mois d’août.
Zelensky met Moscou en garde
Le président ukrainien a demandé à l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) d’interdire les vols civils dans le ciel russe, soulignant que l’espace aérien russe devenait « extrêmement dangereux » en raison même des drones qu’ils envoient sur la Russie.
Kiev n’a pas manqué de remercier New Delhi, qui s’est engagée à aider le pays à parvenir à une fin de la guerre. Le chef de la diplomatie indienne, Subrahmanyam Jaishankar, a assuré ce jeudi, lors de sa visite, que « si l’Inde peut apporter son aide, de quelque manière que ce soit, nous sommes là ».
Boubacar DIOP


