2025 tire sa révérence. Elle aura été riche en hydrocarbures, en calculs politiques, en baisses de prix et, hélas, en tragédies sur nos routes et en haute mer. Mais surtout, 2025 restera comme l’année des débats sans fin sur la fameuse « dette cachée », si cachée qu’elle finit par apparaître partout, sauf là où on l’attend. Le reste ? Des challenges à gogo, des ventes express de «suppo» et de «xessal», des ragots et un humour viral sur les réseaux sociaux. Nos infatigables inspecteurs du web ont aussi cartonné.
Foudroyant, vraiment. En attendant 2026, annoncée comme l’année de « l’accélération des réformes », reconnaissons que 2025 n’a pas manqué de scandales bien épicés.
Les rapports d’audit ont soulevé des tapis et révélé quelques cafards bien nourris. Mais, au-delà des maux et des gros mots, des crimes et des affaires de viol qui nous ont glacés, ce pays garde sa particularité légendaire : il peut toujours compter sur des guides religieux pour calmer la mer quand le bateau tangue.
2025 s’en va, laissant derrière elle des figures marquantes, des secrets d’État et des questions en suspens. Que 2026 nous offre santé et sérénité, avec un peu moins de bruit et un peu plus de clarté.
salla.gueye@lesoleil.sn

