Au début, la Can semblait parfaite…trop parfaite. Stades presque pleins, favoris disciplinés, arbitres sages comme des images. Il a bien fallu un Égypte–Afrique du Sud pour rappeler que, sur le continent, le chaos reste une tradition. Un penalty sifflé pour une main…qui commence au visage, un carton rouge pour calmer les esprits, puis une vraie main dans la surface laissée en liberté provisoire.
La règle existe, l’esprit aussi, mais l’arbitre semble chercher l’un pendant que l’autre court vers la VAR. Mais, celle-ci aura choisi de faire grève sans préavis pendant Rd Congo–Bénin. Hélas ! L’arbitre convoque les capitaines pour annoncer la panne, puis les rappelle pour célébrer le redémarrage de la machine.
Entre-temps, un penalty potentiel disparaît. La VAR est revenue, le doute, lui, est resté. Pour Nigeria–Tunisie, l’arbitre oublie l’avantage, stoppe une action dangereuse et déclenche l’orage. Cinq minutes pour confirmer une décision déjà contestée. Le football africain progresse, les joueurs brillent, les stades chantent. Il reste à former la VAR à l’endurance et les sifflets à la cohérence. Sans arbitrage fiable, même la plus belle Can peut vite ressembler à un spectacle…improvisé.
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