À peine 2026 a-t-elle pointé le bout de son nez que Dakar a replongé dans ses vieilles résolutions : faire du bruit, défier la mort et ignorer les consignes. La traditionnelle guerre des pétards a eu lieu. Une guerre sans cause ni vainqueur, mais avec des blessés potentiels. Ici, on ne lance plus les pétards en l’air, on les jette sur les voisins, les amis, parfois sur des enfants. Le progrès, sans doute.
Les autorités avaient pourtant sifflé la fin de la récréation. Message reçu 5/5 puis aussitôt rangé au fond d’un tiroir, juste à côté du bon sens.
Résultat : des vidéos virales dignes d’un film catastrophe à petit budget, avec figurants inconscients et scénario connu d’avance.
Et comme un danger ne vient jamais seul, les mêmes héros de la nuit enfourchent leurs Jakarta, phares éteints, foi allumée. Dans les régions, ce carnaval macabre a déjà présenté l’addition.
Routes transformées en pistes de roulette russe, vies sacrifiées sur l’autel de l’adrénaline. Bref, 2026 a démarré en fanfare, au sens propre. Et comme 2025 s’est terminée, en pétards, en chaos… et sans tirer la moindre leçon.
salla.gueye@lesoleil.sn


