A Pointe Sarène, on ne passe pas à côté sans se rendre à l’évidence. À mille lieues de la tranquillité. Tradition simultanée, circuler, pauser et s’y adonner. On s’y attable, on s’y promène. La Pointe Sarène, c’est l’autre face du pays, la diversité. Le brassage. La rue qui parle. Les autres. Le quotidien. Les touristes. Le spectacle vivant.
Le Sénégal est une scène à ciel ouvert. Les artistes de rue, les vendeurs, les enfants, les passants. Tout se mélange. Le bruit, la chaleur, les couleurs, les odeurs. Ici, rien n’est figé.
On peut être star et se retrouver au même niveau que tout le monde. La rue égalise. Elle ne juge pas, elle expose. Elle raconte. Elle révèle. Et parfois, elle dérange.
La Pointe Sarène n’est pas qu’un lieu. C’est un miroir. Celui d’un pays multiple, vibrant, contradictoire. Un pays qui vit dehors.
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