Le Sénégal a fait une entrée en lice remarquée à la Can en remportant son premier match sur un score de 3 buts à 0 contre le Botswana. Malgré un nul face à la RDC, c’est un pari gagnant pour les hommes de Pape Thiaw avec ce début mémorable. Il l’est également pour les mille et un entrepreneurs sur les réseaux sociaux. La Compétition se joue aussi sur WhatsApp, TikTok, Instagram ou encore Snapchat, de véritables terrains de chasse.
La tendance est à la déclinaison du maillot national en plusieurs styles. C’est bien connu, toutes les occasions sont bonnes pour faire de l’oseille. Cette période n’est pas en reste. Elle a même le mérite de nourrir la créativité sur le net. Les réseaux sociaux sont en mode vert, jaune et rouge (sans oublier l’étoile, bien sûr).
Et les entrepreneurs sont les premiers à entrer dans le jeu avec un seul but : augmenter le chiffre d’affaires. Pour cela, toutes les tactiques sont bonnes pour gagner encore plus. En cette saison où le froid a fait son entrée, l’heure n’est plus aux maillots à vendre à tout va. Ce climat est devenu un allié commercial de taille. Il faut savoir s’adapter, et ils l’ont bien compris.
Jackets, pulls, manteaux, chemises et même nuisettes, ils sont tous déclinés aux couleurs nationales. Des collections CAN, au grand bonheur des adeptes de style et d’originalité, tout en étant bien au chaud. Les stylistes saisissent aussi l’opportunité, et ce jusqu’à la dernière minute de jeu. Les costumes africains se mettent en mode tricolore. Les ateliers sont ainsi transformés en cellules de production express. Il faut produire plus, mais profiter de chaque minute de jeu pour écouler les articles.
Les adeptes du tricot et du crochet sont également de la partie. Bandeaux crochetés ou encore bonnets crochetés, les idées ne leur manquent pas pour tirer leur épingle du jeu. C’est la période des bonnes affaires et pas question de rater une occasion qui mènera à une victoire finale.
Les restaurateurs saisissent également l’occasion au vol. L’heure est maintenant au triptyque : manger, boire et regarder. Ces lieux sont transformés en fan-zones, au plaisir des férus du ballon rond.
Hormis les fan-zones, ils proposent aussi des box « CAN » avec des prix défiant toute concurrence. Les réductions et offres spéciales sur le net sont également très alléchantes.
Sur ce terrain, les agences de voyage sont les maîtres du jeu. Elles présentent des tarifs Dakar–Casablanca–Dakar à partir de 300 000 FCFA, ou encore jusqu’à -30 % sur les billets d’avion. À ces prix, s’envoler vers le royaume chérifien n’a jamais été aussi facile. Les campagnes de promo sont omniprésentes sur les fils d’actualité.
Les créateurs de contenus surfent aussi sur la vague de la CAN pour multiplier les collaborations commerciales. Ils sont devenus de véritables agents commerciaux. Les placements de produits sur les réseaux, avant et pendant cette compétition, sont de véritables opportunités pour ces derniers. Certains voyagent même grâce à des partenariats avec des agences de voyage.
D’autres, plus rusés, font vivre à leurs millions d’abonnés ce rendez-vous sportif jusque dans les vestiaires de leurs équipes, générant ainsi des clics mais aussi de futures collaborations. Tous les moyens sont bons pour vendre son image.
À l’ère des réseaux sociaux, la CAN est aussi une compétition économique. Chacun joue sa qualification à coups de stories, de lives et de promotions express. Pendant que les Lions marquent des buts, d’autres engrangent des commandes, des abonnés et des bénéfices.

