À la veille de la demi-finale tant attendue entre le Sénégal et l’Égypte à Tanger, le sélectionneur des Lions, Pape Thiaw, a livré un discours empreint de lucidité, de prudence.
Le technicien sénégalais sait qu’il s’apprête à affronter une équipe égyptienne redoutable tombeuse de la Côte d’Ivoire en quart de finale. Une équipe au style defensid bien connu depuis quelques années mais toujours aussi difficile à contrer.
« Pour évoquer le style de l’Égypte, je dirai qu’un homme averti en vaut deux. Nous préparons ce match avec une rigueur extrême pour éviter toute distraction qui pourrait nous faire déjouer », a confié le coach, déterminé à maintenir la concentration de son groupe face à l’un des adversaires les plus expérimentés du continent.
Pape Thiaw se garde bien de toute rivalité personnelle avec son homologue des Pharaons, Hossam Hassan. « Il n’y a pas de match dans le match. C’est une demi-finale entre le Sénégal et l’Égypte, et nous ferons tout pour aller au bout. »
Sur la préparation de ses joueurs, le sélectionneur se veut clair : pas question de calculer ni de se ménager malgré les risquesde suspension en cas de qualification pour la finale. « Les joueurs ne vont pas calculer. On ne pense pas à la menace des suspensions ; le plus important, c’est de tout donner pour décrocher cette qualification. »
Conscient de la dimension tactique et psychologique du duel, Pape Thiaw assure que toutes les options ont été envisagées. « On s’est préparés à toutes les éventualités dans ce match, y compris les tirs au but. Les deux dernières confrontations contre l’Égypte se sont terminées ainsi ; c’est une éventualité qu’il ne faut pas écarter. »
Au-delà de la rencontre, le coach sénégalais souligne la portée symbolique de cette CAN 2025, marquée par la présence inédite de quatre entraîneurs locaux en demi-finale. « Mon sort personnel n’est pas important. Le plus important, c’est le Sénégal. Voir quatre coaches locaux à ce stade est avant tout une reconnaissance pour l’expertise des techniciens africains. »
Cheikh Gora DIOP, Moussa SOW (photos), envoyés spéciaux à Tanger (Maroc)


