Kafountine est une destination privilégiée pour l’écotourisme et un creuset culturel de la Basse-Casamance. Ses excursions se concentrent sur la vie maritime, l’observation de la nature sauvage et la découverte des îles éloignées.
KAFOUNTINE – Kafountine est le cœur battant de la Casamance. Ce village côtier de la Basse Casamance, aux pistes sableuses et aux arbres majestueux, offre un cadre naturel sauvage. Celui-ci est immaculé par une plage longue de 20 km, une luxuriante brousse de filaos, de palmiers, de baobabs centenaires et de lagunes.
La plage de Kafountine est idéale pour de longues randonnées pédestres ou à vélo jusqu’à la presqu’île de Kalissaye. Sur cette plage, la décontraction des menuisiers nonchalants fabricants de pirogues à partir de troncs d’arbre attire souvent l’attention.
À Kafountine, la pêche et ses métiers sous-jacents créent un commerce florissant qui fait vivre l’économie régionale et nationale. Le quai de pêche bouillonnant d’activités témoigne de l’importance de la pêche artisanale dans la région. Ici, le spectacle le plus impressionnant a lieu vers 18 h, lors du retour des pirogues colorées chargées de poissons.
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« L’arrivée des pêcheurs est un moment assez spectaculaire qui attire beaucoup de touristes. Pour certains étrangers, c’est la première fois de leur vie de voir des tas de poissons débarqués, souvent frais », affirme Philippe Ndiaga Ba, docteur en tourisme durable et consultant en tourisme, par ailleurs ancien directeur de la réglementation du tourisme.
En effet, au fur et à mesure que les pirogues accostent, l’effervescence monte. Les bras s’activent et les voix s’élèvent. Les gens courent dans tous les sens. Et pendant que les pêcheurs débarquent, plusieurs porteurs font de nombreux allers et retours, entre les bateaux et la rive, pour décharger les prises. C’est d’ici que des camions frigoristes embarquent quotidiennement des tonnes de produits halieutiques à destination de l’intérieur du pays.
Retour de pêche à Kafountine
En 2025, 55 858 429 espèces halieutiques ont débarqué à Kafountine pour une valeur de 30 971 106 405 francs CFA, selon le rapport des services de pêche, partagé par le président du quai de pêche de Kafountine, Boubacar Diaban. On peut contempler au port de Kafountine les fumeries, les sécheries de poissons. L’odeur du poisson grillé, des produits halieutiques transformés font de ce débarcadère une destination privilégiée pour les friands de poissons.
Aussi, les amoureux de la mer peuvent s’offrir des parties de pêche en mer ou dans les bolongs, réputés riches en barracudas, carpes et capitaines. Par ailleurs, des sorties dans le village font découvrir des artisans locaux (poterie, vannerie, batik), le marché, la mosquée, l’église et.
« Kafountine est une zone naturelle, identique. Quand on y est, on est en contact avec la tradition, avec la nature, avec la culture. Ce n’est pas une zone assez urbanisée et ce dépaysement attire les touristes », témoigne Philippe Ndiaga Ba.
Parmi les sites à visiter figure le musée de la tradition diola appelé « Le Cachalot ». L’espace culturel est dédié à la préservation et à la transmission du patrimoine ancestral des Diolas. Le Jardin botanique de Santan Diabang reste une oasis de fraîcheur incontournable lors d’un passage à Kafountine.
« C’est une grande variété de plantes et d’arbres typiques de la région. Il se consacre à la préservation de la biodiversité locale et au développement communautaire », explique Boubacar Diaban, acteur touristique dans la zone.
Le carnaval annuel de Kafountine, se déroulant généralement en février, célébrant la culture locale à travers des masques, des danses et des costumes traditionnels, est un moment à vivre. La commune abrite un nombre impressionnant d’îles, constituant un riche patrimoine historique et culturel à découvrir. Toutefois, Kafountine subit sans cesse les affres de l’érosion côtière qui réduit lentement mais sûrement la terre ferme au profit de la mer.
Par Kadidiatou SONKO (Correspondante)

