Le comité des femmes de la fédération sénégalaise des associations de personnes handicapées (Fsaph) ont bénéficié jeudi et vendredi à Dakar d’une session de renforcement de capacités en gouvernance inclusive et équitable. L’initiative a été portée par la fédération sénégalaise des associations de personnes handicapées avec l’appui de sightsavers, partenaire stratégique des personnes handicapées.
L’atelier est initié dans le cadre du programme « un monde meilleur» à travers
le projet « autonomisation politique et citoyenne des personnes handicapées mis en œuvre dans 7 régions. Organisé durant deux jours (jeudi 9 et vendredi 10 juillet) la rencontre a mobilisé, une trentaine de participantes venues de 7 régions du pays. Pendant 72 heures ces femmes et jeunes femmes en situation de handicap ont été dotées de compétences dans les domaines tels que : le budget participatif sensible au handicap ; la promotion du principe clé des objectifs de développement durable (Odd) et le principe de bonne gouvernance.
Selon Moctar Sow, point focal du projet « cette formation s’inscrit surtout dans le cadre de la mise œuvre de la planification des activités de cette année. Elle porte sur l’autonomisation des femmes en situation de handicap. L’objectif est de renforcer les capacités des membres du comité national de la Fsaph en matière de gestion, de leadership et de plaidoyer, en mettant l’accent sur le principe fondamental « ne laisser personne de côté » précise-t-il.
Isseu Gaye, présidente du comité des femmes de la fédération des associations de personnes handicapées, au nom de ses sœurs s’est félicitée de la pertinence de la rencontre. A l’en croire, cet atelier vient à son heure et va participer à doter les femmes et jeunes femmes handicapées de nouvelles compétences qui vont les permettre de jouer pleinement leur rôle dans la société.
Dans sa présentation, le professeur Aliou Niang Mbaye, expert et formateur en développement local a fait ressortir les barrières principales qui hypothèquent la promotion des femmes et jeunes femmes handicapées. Entre autres le professeur a cité la faible participation politique et économique des personnes handicapées et les femmes en particulier (peu de femmes handicapées participent à la vie politique de leur localité ou au niveau national et accèdent difficilement aux instances de décision). Monsieur Mbaye relève également que les femmes handicapées éprouvent des difficultés à accéder à l’emploi décent, qu’il soit salarié ou non salarié. Sur cette lancée, il propose une opérationnalisation des objectifs de développement durable au niveau des collectivités territoriales, tout en mettant un accent particulier sur les aspects liés à l’inclusion. En outre le professeur Aliou Niang Mbaye préconise la prise en compte de la durabilité à travers l’efficacité économique, l’équité sociale et le tournant environnemental ?
« Les collectivités territoriales et le gouvernement sont les garants de l’épanouissement des personnes handicapées, avec des politiques publiques et locales, articulées dans une logique globale, intégrant les dimensions social, économique et environnemental » recommande le professeur Mbaye.
Pape Coly NGOME


