La journée de la femme rurale a mobilisé plusieurs femmes dans la commune de Sédhiou. Cette rencontre tenue ce 15 octobre 2026 a été un prétexte pour la présidente de « Nous sommes la solution », une organisation agroécologique panafricaine, de plaider pour le soutien des activités agricoles des femmes rurales.
SEDHIOU- L’ambiance était au rendez-vous ce jeudi 15 octobre, sur la place de l’indépendance de la région de Sédhiou où plusieurs femmes venues de différents horizons ont célébré la journée internationale de la femme rurale.
Cette rencontre a permis de mettre en exergue le rôle de la femme dans la production agroécologique.
« Si aujourd’hui on parle de l’agroécologie, c’est grâce au travail inlassable des femmes rurales dans l’agriculture vivrière », estime Mariama Sonko, présidente du mouvement panafricain « nous sommes la solution ».
Rappelant que cette agroécologie est basée sur le savoir et savoir-faire que les ancêtres ont transmis depuis des générations.
La présidente l’association nous sommes la solution a aussi a loué la bravoure et le mérite de la femme rurale.
« Aujourd’hui, investir dans cette couche de femme, c’est investir sur l’ensemble de la population africaine », a-t-assumé.
Cette année, la journée de la femme rurale est célébrée autour de : « L’émancipation des femmes : construire un avenir résilient avec Beijing+30. Investir dans la femme rurale : un levier pour la croissance économique et le développement durable ».
Ce thème est un prétexte, pour Mme Sonko de rappeler la doléance de son association.
« Depuis 2011 nous plaidons pour que l’Etat investisse sur cette pratique agroécologie dont détiennent les femmes rurales. Malheureusement, ils sont toujours rués sur l’autre pratique qui détruit notre agriculture », regrette-elle.
La santé de l’environnement aussi bien que celle des êtres vivants est menacée par cette forme d’agriculture.
L’association « Nous sommes la solution », est présente Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, de la Gambie, du Ghana, de la Guinée, de la Guinée-Bissau, du Mali, de la Mauritanie, du Niger, du Sénégal et du Togo.
Elle réunit en son sein 800 associations de femmes rurales regroupant plus de 200 000 membres et sympathisants.
Jonas Souloubany BASSENE (correspondant)


