Modernisation de l’administration, amélioration des conditions de travail des agents, réforme du Code du travail et de la sécurité sociale, dialogue social et numérisation des procédures : le ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Réforme du Service public, Mamadou Lamine Dianté, détaille les chantiers engagés par le Gouvernement. Il revient également sur l’audit des agents de l’État, la gestion des ressources humaines et l’ambition de bâtir un service public plus performant, accessible et centré sur le citoyen.
Vous êtes à la tête du ministère de la Fonction publique, du Travail et de la Réforme du Service public depuis le mois de juin dernier. Quelle est votre priorité entre moderniser l’administration, améliorer les conditions des agents ou renforcer la qualité du service rendu au citoyen ?
Ces trois dimensions sont indissociables : elles participent d’une même ambition, celle de transformer durablement l’administration pour mieux répondre aux attentes des citoyens et aux exigences du développement. La priorité reste la qualité du service rendu au citoyen, raison d’être de l’administration. Pour y parvenir, il faut moderniser son organisation, ses procédures et ses outils, tout en s’appuyant sur des agents compétents, formés, motivés et responsabilisés, qui travaillent dans de bonnes conditions. Notre action s’inscrit dans la vision de l’Agenda national de Transformation – Sénégal 2050. À travers l’Agenda national de Transformation du Service public (Antsp 2025-2029), issu des Concertations nationales, nous voulons moderniser le cadre juridique de la Fonction publique, numériser les procédures, mieux anticiper les besoins en emplois et compétences, réformer l’évaluation et la rémunération, renforcer la formation et améliorer les conditions de travail. Il s’agit de faire évoluer l’administration vers une culture de la performance, des résultats et de la satisfaction des citoyens. L’agent de l’État doit être au cœur de cette réforme, car aucune modernisation ne peut réussir sans son adhésion et son engagement. Nous voulons un service public moderne, performant, accessible et centré sur l’usager. Le citoyen est la finalité de notre action, la modernisation en est le levier et l’agent de l’État, l’acteur principal. Un tableau de bord précisera, pour chaque réforme, les résultats attendus, le calendrier, les responsabilités et les indicateurs de suivi.
L’audit physique et biométrique des agents de l’État a été lancé le 23 juin 2026. Où en êtes-vous et quelles premières anomalies a-t-il révélées ?
L’audit physique et biométrique des effectifs de la Fonction publique se poursuit conformément au calendrier établi. Nous sommes dans sa phase opérationnelle, consacrée à la vérification physique des agents et au relevé de leurs données biométriques, selon les modalités prévues. Les données recueillies sont centralisées et sécurisées avant d’être rapprochées des systèmes de gestion des ressources humaines de l’État. Les éventuelles anomalies ne pourront être établies qu’à l’issue de ce travail. Il est donc prématuré de conclure à l’existence d’anomalies. Nous voulons d’abord achever la vérification et disposer d’une base fiable pour analyser les effectifs. Les données seront exploitées avec les services compétents, dans le respect de leur sécurité et de leur confidentialité.
Au-delà du recensement, comment les résultats de cet audit permettront-ils de mieux répartir les agents entre les secteurs et les territoires ?
L’audit ne vise pas seulement à recenser les effectifs. Il doit nous fournir une base fiable pour mieux piloter les ressources humaines de l’État. Les données consolidées seront croisées avec les besoins de l’administration pour repérer les sous-effectifs et sureffectifs, puis orienter les agents vers les services prioritaires. Elles permettront aussi de préciser les besoins en ressources humaines et leur répartition territoriale et fonctionnelle. Cette démarche sera articulée avec la gestion prévisionnelle des emplois, des effectifs et des compétences. Elle tiendra aussi compte des départs prévisibles à la retraite et des compétences à renouveler, afin d’anticiper les besoins des administrations.
Vous défendez le passage d’une administration de procédures à une administration de résultats. Comment mesurerez-vous concrètement la performance d’un agent ou d’un service ?
Passer d’une administration de procédures à une administration de résultats ne signifie pas renoncer aux règles, mais mesurer davantage ce que l’administration produit concrètement pour le citoyen.
Pour un agent, la performance sera évaluée à partir de missions définies, d’objectifs précis et d’indicateurs mesurables, notamment dans la fiche de poste et le système d’évaluation rénové. Seront examinés les résultats, la qualité du travail, les délais, les compétences et le respect des obligations professionnelles. Pour les services, les indicateurs porteront sur les délais de traitement, la qualité des prestations, l’utilisation des ressources et la satisfaction des citoyens. Cette démarche s’inscrit dans la logique de la loi organique relative aux lois de finances (Lolf) et du budget-programme, qui relie les moyens aux résultats.
L’évaluation ne sera pas qu’un outil de contrôle. Elle servira à améliorer la performance, repérer les besoins de formation, accompagner les agents et valoriser les résultats. La performance individuelle devra contribuer à celle du service et, au final, à la qualité du service rendu au citoyen.
Nous pourrons commencer par expérimenter des indicateurs communs dans quelques services pilotes, puis les ajuster en fonction des résultats avant d’envisager leur généralisation.
La réforme du Code du travail et du Code de la sécurité sociale constitue un chantier majeur. Quelles innovations apporteront ces textes aux travailleurs et aux employeurs ?
Ces deux codes visent à renforcer la protection des travailleurs et à moderniser le marché du travail, tout en offrant aux entreprises un cadre juridique clair et adapté aux réalités économiques.
Le nouveau Code du travail améliore la protection des travailleurs, notamment en portant le congé de maternité à dix-huit semaines, en renforçant la lutte contre les discriminations, le harcèlement et les violences en milieu professionnel, et en améliorant l’encadrement de la santé et de la sécurité au travail. Il reconnaît notamment le droit de retrait en cas de danger grave et imminent. Le texte intègre de nouvelles pratiques : télétravail, rupture amiable du contrat, contrat en alternance et plan social en cas de restructuration. La dématérialisation de procédures administratives doit aussi faire gagner du temps aux travailleurs, aux employeurs et à l’administration.
Pour les employeurs, le Code apporte davantage de lisibilité, de sécurité juridique et de souplesse dans la gestion des ressources humaines, tout en renforçant les mécanismes de contrôle destinés à garantir le respect des droits fondamentaux des travailleurs. Le Code de la sécurité sociale élargit la couverture aux travailleurs indépendants et aux acteurs de l’économie informelle grâce à des mécanismes simplifiés d’affiliation et de cotisation. Il renforce aussi la protection contre les risques sociaux, avec une pension d’invalidité, une meilleure prise en charge des accidents du travail et maladies professionnelles, et une protection accrue des familles, conjoints survivants et orphelins.
L’autre innovation importante, c’est la sécurisation des droits à la retraite. Les périodes de travail régulièrement déclarées pourront être prises en compte même si l’employeur n’a pas effectivement reversé les cotisations dues. C’est une avancée majeure en matière de justice sociale.
Ces deux codes traduisent une même vision : construire un marché du travail plus moderne, plus protecteur et plus inclusif, en renforçant les droits des travailleurs, en améliorant l’environnement des entreprises et en conciliant performance économique, justice sociale et dialogue social.
Le monde du travail évolue rapidement avec le télétravail, la numérisation et les nouvelles formes d’emploi. Le cadre juridique sénégalais est-il adapté à ces transformations ?
Le droit du travail et de la fonction publique doit évoluer avec la modernisation de l’administration. Le nouveau Code du travail marque une avancée en intégrant le télétravail et les nouvelles formes d’organisation liées au numérique. Nous voulons inscrire la Fonction publique dans cette dynamique. Dans le cadre de l’élaboration du nouveau droit de la Fonction publique, nous prévoyons donc d’intégrer le télétravail au projet de statut. Il s’agit de donner un cadre juridique clair à cette modalité de travail, tout en préservant les exigences du service public : continuité, efficacité et qualité du service rendu au citoyen. La numérisation, les nouveaux métiers et l’évolution de l’emploi imposent d’adapter la législation en conciliant innovation, souplesse et protection des agents. Cette démarche s’inscrit dans l’Agenda national de Transformation – Sénégal 2050.
L’Inspection du travail manque souvent de moyens. Quelles mesures envisagez-vous pour renforcer ses effectifs, ses moyens de contrôle et son efficacité sur le terrain ?
Le renforcement de l’Inspection du travail est prioritaire. L’application des nouveaux codes exige une présence accrue sur le terrain. Je mène donc un plaidoyer auprès des plus hautes autorités de l’État pour renforcer les effectifs des inspecteurs et contrôleurs du travail et de la sécurité sociale, mais aussi pour améliorer leurs moyens matériels, techniques et logistiques.
À l’Assemblée nationale, plusieurs députés ont également insisté sur le renforcement des effectifs et des capacités d’intervention de l’Inspection. J’espère des avancées, les plus hautes autorités étant conscientes de cet enjeu. L’objectif est de disposer d’une Inspection plus présente sur le terrain, mieux équipée et plus proche des travailleurs comme des employeurs, afin qu’elle puisse pleinement assurer ses missions de contrôle, de conseil, de conciliation et de prévention.
Fort de votre expérience du dialogue social, comment préserver la concertation avec les syndicats et les employeurs tout en menant des réformes parfois difficiles ?
Mon expérience à la tête du Haut Conseil du dialogue social m’a placé au cœur des échanges entre les organisations de travailleurs, les employeurs et les pouvoirs publics. J’y ai appris que la stabilité sociale ne se décrète pas : elle se construit par l’écoute, la confiance et la recherche de solutions partagées. À la tête du ministère chargé du Dialogue social, cette conviction est encore plus forte. Le dialogue social est un pilier de la gouvernance publique et un facteur déterminant de la compétitivité économique. Aucune économie ne peut prospérer durablement dans un climat de tensions permanentes. De même, aucun progrès social durable ne peut être obtenu sans un tissu économique dynamique et créateur d’emplois. Le dialogue social n’est pas une fin en soi ni une simple succession de rencontres. C’est une méthode de travail qui doit aider à moderniser l’économie, améliorer les conditions de travail et répondre aux attentes des travailleurs comme des employeurs. Les réformes peuvent susciter inquiétudes et résistances. Le rôle du Gouvernement n’est pas de les éviter, mais de les expliquer et de les conduire avec transparence. Une réforme discutée et comprise a davantage de chances d’être acceptée et efficace. Nous voulons dialoguer en amont, poursuivre les échanges pendant tout le processus et maintenir l’écoute après la mise en œuvre. Comme pour les nouveaux Codes du travail et de la sécurité sociale, les partenaires sociaux seront associés tôt, informés et invités à rechercher des consensus, dans le respect de l’intérêt général.
Je suis convaincu qu’il est possible de concilier ambition réformatrice et paix sociale. Le dialogue social ne doit pas freiner le changement. Il doit permettre de l’accompagner, de le sécuriser et de le rendre durable. Nous continuerons à travailler avec les organisations syndicales et patronales dans un esprit de respect mutuel, de responsabilité et de recherche de solutions équilibrées au service du Sénégal.
Le Gouvernement a annoncé le recrutement de 2.527 enseignants et de 2.500 professionnels de la santé. Comment ces recrutements répondent-ils à une planification des besoins de l’État ?
Dans le cadre de la gestion prévisionnelle des emplois, des effectifs et des compétences, mon département a commencé, en juillet 2024, à recueillir les besoins en ressources humaines des différents ministères pour la période 2025-2029. Il a ensuite été décidé de réaliser un état des lieux au moyen d’un audit physique et biométrique des agents de l’État. L’objectif est de mieux maîtriser les effectifs et de recruter des personnels dont les profils correspondent aux besoins réels des administrations.
Dans l’attente des résultats de cet état des lieux, les secteurs sociaux de l’éducation et de la formation, ainsi que de la santé, qui connaissent des déficits de personnel importants et clairement identifiés, ont bénéficié, à titre exceptionnel, d’autorisations spéciales de recrutement.
La généralisation de l’indemnité de logement représente un effort budgétaire annoncé de 16 milliards de FCfa. Quelles sont les prochaines étapes et comment garantir l’équité de la mesure ?
La généralisation de l’indemnité de logement est déjà effective. Elle représente un effort budgétaire important et traduit un engagement du Gouvernement pris dans le cadre du Pacte national de stabilité sociale pour une croissance inclusive et durable (Pnss-Cid). La prochaine étape consiste à finaliser l’étude sur le système de rémunération des agents de l’État. Elle permettra d’engager une réflexion plus globale sur la cohérence et l’équité des rémunérations, dans le respect de nos capacités budgétaires. L’objectif est de continuer à améliorer les conditions de vie des agents tout en construisant un système de rémunération plus cohérent, plus équitable et soutenable. L’amélioration des pensions de retraite fait également l’objet d’études.
Il y a 351 travailleurs licenciés dans le cadre des restructurations et 290 protocoles de départ négociés à La Poste. Quelle réponse l’État entend-il apporter et où en sont ces dossiers ?
À La Poste, nous sommes dans le cadre d’une restructuration qui a nécessité la mise en œuvre d’un plan social. Le processus s’est déroulé dans le cadre du dialogue social, avec la participation des représentants des travailleurs, de l’administration du travail et des autres parties concernées. Les protocoles d’accord conclus ont été examinés et visés par les services compétents afin de garantir le respect des droits des travailleurs. Plus largement, le Gouvernement suit avec attention les dossiers de licenciement survenus, dès les premiers mois de l’alternance du 24 mars 2024, dans certaines structures publiques et parapubliques. Dès ma prise de fonction, j’ai engagé des échanges avec les responsables des entités concernées et les organisations de travailleurs afin de mieux cerner les situations et de rechercher des solutions adaptées. Plusieurs licenciements sont intervenus dans un contexte particulier, marqué, selon les cas, par des difficultés financières ou par des irrégularités relevées dans certaines procédures de recrutement. Quels que soient les motifs invoqués, le Gouvernement reste attaché à un principe fondamental : le respect strict des droits des travailleurs et de la législation du travail.
Nous examinons donc, avec les dirigeants des structures concernées, deux options conformes au droit et à la réalité économique de chaque entité : la réintégration des travailleurs lorsqu’elle est juridiquement possible et soutenable, ou la mise en place de mesures d’accompagnement adaptées dans le cadre de plans sociaux.
La restructuration des entreprises publiques peut être nécessaire à leur viabilité, mais elle a parfois un coût social. Comment concilier performance économique, sauvegarde des emplois et protection des travailleurs ?
La législation du travail encadre les restructurations des entreprises et organismes publics. Le Gouvernement doit donc agir dans le strict respect des lois et règlements en vigueur. Le nouveau Code du travail apporte davantage de clarté sur la définition et l’encadrement du plan social. Cet outil est essentiel pour gérer les conséquences sociales des restructurations lorsqu’elles sont nécessaires. Il permet d’accompagner les travailleurs concernés dans des conditions plus transparentes, plus équitables et conformes aux exigences du dialogue social. À La Poste, le processus s’est globalement déroulé dans un cadre concerté, dont l’expérience peut être utile. Plus généralement, les réformes et la transformation de l’administration ou des entreprises publiques sont indispensables pour améliorer le service rendu aux citoyens et renforcer la compétitivité de l’économie. Elles ne sauraient toutefois servir de prétexte pour remettre en cause les droits des travailleurs ou contourner les garanties prévues par la loi.
La numérisation est présentée comme un levier majeur de transformation de l’administration. Quelles démarches les citoyens pourront-ils effectuer plus rapidement ou plus simplement ?
Notre boussole est de faciliter la vie des citoyens sénégalais. Aujourd’hui encore, une personne peut devoir se déplacer plusieurs fois pour une même démarche et fournir à plusieurs reprises des documents. Nous devons changer cette expérience.
L’objectif est de permettre progressivement à chacun de s’informer à distance, de déposer une demande, de transmettre les pièces nécessaires, de suivre son dossier et de recevoir une réponse sans multiplier les déplacements. Les Concertations nationales ont rappelé que le numérique ne doit pas reproduire les lourdeurs administratives sur des plateformes. Il faut d’abord simplifier, puis dématérialiser ; supprimer les étapes inutiles, réduire les pièces demandées, raccourcir les validations et ne plus réclamer des informations déjà détenues par l’administration. La plateforme e-Sénégal illustre cette orientation en proposant un point d’accès unifié aux démarches administratives. L’enjeu est de rendre le parcours des usagers plus lisible et l’accès aux services publics plus simple. Cette démarche repose sur la convergence et la complémentarité entre l’Agenda national de Transformation du Service public et le New Deal technologique. Le numérique doit aider les administrations à mieux collaborer, à partager les informations nécessaires et à construire des parcours plus fluides. Nous devons aussi protéger les personnes peu à l’aise avec le numérique — personnes âgées, personnes handicapées, peu alphabétisées ou vivant dans des zones mal connectées. Les services en ligne resteront complémentaires de l’accueil et de l’accompagnement de proximité afin d’éviter une nouvelle fracture numérique.
Vous vous êtes rendu dans plusieurs services déconcentrés. Qu’avez-vous découvert sur le terrain que l’administration centrale ne perçoit pas toujours, notamment sur les effectifs, les moyens et les conditions de travail ?
Le terrain nous apprend une chose essentielle : le service public tel que nous le percevons depuis Dakar ne correspond pas toujours à l’expérience vécue par les Sénégalais dans les territoires. Ces déplacements nous permettent aussi de rencontrer citoyens et acteurs locaux et de renforcer leur confiance dans le service public.
Les rapports administratifs sont utiles, mais ils ne rendent pas toujours pleinement compte des contraintes quotidiennes des agents et des usagers. Sur le terrain, les agents nous parlent de leurs conditions de travail, de leurs difficultés, du manque de moyens et parfois de l’absence d’outils nécessaires à l’accomplissement de leurs missions. Pour donner une suite concrète à ces constats, nous pourrons mettre en place un mécanisme de suivi des difficultés signalées. Celui-ci précisera les mesures correctives retenues, les services responsables et les délais de mise en œuvre.
Vous êtes également engagé dans la structuration de Kiiraay – Les Patriotes républicains dans le Fouladou. Pourquoi accordez-vous une importance particulière à l’implantation territoriale du mouvement à Kolda et dans le département de Vélingara ?
En tant que membre fondateur du parti présidentiel et membre du Gouvernement, c’est, pour moi, plutôt un devoir absolu de le massifier et de le structurer dans la région de Kolda. Les tournées départementales de Vélingara et Kolda ont connu un franc succès en termes d’engouement et d’adhésion à la cause de Son Excellence Bassirou Diomaye Diakhar Faye. La phase de structuration a démarré le samedi 10 octobre par Kolda, avec une structure légère de six superviseurs adjoints, qui va accompagner les maires et les autres responsables politiques pour implanter, massifier et structurer le parti dans chaque commune. On se rendra à Vélingara et Médina Yéro Foula, avant d’aller dans la région de Sédhiou.
Comment conciliez-vous vos responsabilités gouvernementales avec votre engagement politique au sein de Kiiraay et votre volonté de renforcer l’ancrage territorial autour du principe « La Patrie d’abord » ?
Les activités politiques sont circonscrites aux week-ends, par conséquent elles n’empiètent pas sur nos responsabilités gouvernementales. Et, conformément aux orientations du chef de l’État, les activités politiques s’inscrivent dans le prolongement de celles gouvernementales, car en allant vers les populations, nous parvenons à les écouter, à recueillir leurs préoccupations et à apporter des solutions, tout en mettant en exergue les réalisations du Gouvernement.
Propos recueillis par Aly DIOUF

