À l’occasion de sa Déclaration de politique générale, le Premier ministre, Alamine Lô, a livré une lecture pragmatique de la question du financement du développement, il appelle à dépasser les discours pour regarder en face les contraintes réelles de l’économie nationale.
«Aucun pays du monde ne vit plus en autarcie », a-t-il fait valoir, rappelant que l’épargne internationale constitue aujourd’hui une source majeure de financement des politiques publiques pour une grande partie des États.
Pour Alhaminou Lô, la priorité doit donc consister à créer les conditions permettant précisément au Sénégal de renforcer, à terme, ses capacités internes de financement. Il cite notamment le rattrapage du déficit en infrastructures sociales de base, la mobilisation du potentiel fiscal encore insuffisamment exploité grâce à l’élargissement de l’assiette fiscale, ainsi que la lutte contre un chômage qu’il qualifie d’« endémique ».
Dans cette perspective, le Premier ministre préconise une mobilisation optimale de l’épargne nationale, tout en maintenant la capacité du Sénégal à attirer les capitaux internationaux.
Pour illustrer son propos, Alamine Lô a évoqué le cas de la Chine. Selon lui, Pékin détenait, en juin 2026, un peu plus de 633,4 milliards de dollars de bons du Trésor américain, soit environ 339 000 milliards de francs CFA.


