Le gouvernement d’Ahmadou Al Aminou Lo veut s’appuyer sur un ensemble de projets structurants pour accélérer la transformation économique du pays.
C’est l’une des principales orientations exposées par le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Mohamed Lô dans sa Déclaration de politique générale (DPG), présentée ce mardi 8 septembre devant l’Assemblée nationale.
Dans son discours, le chef du gouvernement a identifié plusieurs « projets catalytiques », conçus pour lever les principaux blocages qui freinent le développement et créer un effet d’entraînement sur l’ensemble de l’économie.
Dans le secteur de l’énergie et de l’industrie lourde, trois grands chantiers sont appelés à marquer la décennie. Le premier concerne le développement gazier de Yakaar-Teranga, dont la première phase est évaluée entre 5 et 10 milliards de dollars, selon le modèle qui sera retenu après les études.
Le gouvernement mise également sur le Réseau gazier du Sénégal, destiné à transporter le gaz des zones de production vers les infrastructures énergétiques, avec une première phase reliant notamment le projet Grand Tortue Ahmeyin à la centrale électrique de Gandon.
Le troisième axe porte sur le projet SAR 2, qui prévoit la modernisation du raffinage ainsi que le développement d’un complexe pétrochimique associé. L’ambition est claire : faire des ressources énergétiques un levier d’industrialisation et de création de valeur ajoutée.
Le secteur minier figure également parmi les priorités annoncées dans la DPG. Le gouvernement prévoit le développement du fer et de la métallurgie dans le pôle Sud-Est, autour d’un hub minier régional couvrant notamment Kédougou et la Falémé.
Les phosphates et les engrais constituent l’autre grand chantier minier, avec des projets concentrés dans les pôles Nord-Est et Diourbel-Louga. Le projet industriel de phosphates et d’engrais de Matam se distingue par une approche plus intégrée. Il devrait être adossé à un centre de recherche et à une université, traduisant la volonté d’associer exploitation des ressources naturelles, innovation et formation.
L’agriculture et l’agro-industrie occupent également une place centrale dans cette stratégie gouvernementale. Une usine d’engrais azotés est envisagée pour couvrir les besoins nationaux et alimenter le marché régional. Le gouvernement prévoit en parallèle le développement des trois agropoles Nord, Ouest et Est, ainsi qu’un vaste projet agro-industriel qui doit atteindre, à terme, 10 000 hectares.
À travers ces projets présentés devant les députés dans le cadre de sa Déclaration de politique générale, le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Mohamed Lô a ainsi décliné l’ambition du gouvernement de faire de l’énergie, des ressources minières et de l’agriculture les piliers d’une économie davantage productive et industrialisée.
Le défi sera désormais de transformer ces orientations et annonces en projets effectivement financés et exécutés, capables de produire les résultats attendus en matière d’emploi, de souveraineté économique et de création de richesse.
C.G. DIOP


