Le cinéma sénégalais s’apprête à franchir une nouvelle étape sur la scène internationale. Le long métrage documentaire « Atcha Atcha », réalisé par Mamadou Dia, sera présenté en première mondiale le 9 août 2026 à l’occasion de la 79e édition du Festival de Locarno, en Suisse, dans le cadre de la sélection officielle.
Tourné à l’École des Sables, au Sénégal, le documentaire suit des danseurs venus de plusieurs pays africains qui prennent part à une formation intensive dirigée par Germaine Acogny, figure majeure de la danse contemporaine africaine. Selon le communiqué, le film explore « la transmission, la mémoire, l’identité et la création » et « capte la force des corps comme héritage vivant, tout en interrogeant les fragiles mutations qui traversent cet idéal panafricain ».
Cette sélection marque le retour de Mamadou Dia à Locarno, où son premier long métrage, « Baamum Nafi (Le Père de Nafi) », avait remporté en 2019 le Pardo d’Oro – Cineasti del Presente ainsi que le Swatch First Feature Award. Son deuxième long métrage, « Demba », avait quant à lui été présenté à la Berlinale en 2024 avant une sortie nationale au Sénégal. Le communiqué rappelle également qu’en 2025, le cinéaste a intégré l’Academy of Motion Picture Arts and Sciences, l’institution qui décerne les Oscars.
Le communiqué souligne aussi la continuité de la collaboration entre Mamadou Dia et Wawkumba Film, dirigée par Oumou Diégane Niang. Après avoir assuré la distribution nationale de « Baamum Nafi » puis la distribution africaine de « Demba », la structure accompagnera également la diffusion de « Atcha Atcha » sur le continent africain. « Aujourd’hui, Wawkumba Film est heureuse d’accompagner une nouvelle fois Mamadou Dia en assurant la distribution africaine de ATCHA ATCHA, poursuivant ainsi une collaboration bâtie sur une même ambition : faire voyager les œuvres africaines des plus grands festivals internationaux jusqu’aux publics du continent », indique le communiqué.
La société de distribution estime enfin qu’avec ce nouveau documentaire, « Mamadou Dia confirme un parcours d’une remarquable cohérence, où chaque film marque une nouvelle étape dans le rayonnement du cinéma sénégalais sur les plus grandes scènes internationales ».
Pour rappel, ce film est une coproduction entre le Sénégal (Maayo) et la France (les films du bilboquet)
A.N


