On dit souvent de Thiès qu’elle est la ville du rail, une cité née de la colonisation et du passage des trains. Mais avant le sifflet des locomotives, avant le bitume des grands carrefours, il y avait le silence des collines et le souffle des ancêtres sur ce plateau. Cette terre, c’est celle des Sérères Noons.
En tant que Noon, je porte cet héritage de dignité, cette langue que nous avons su préserver au milieu du tumulte de la modernité, et ce refus historique de la soumission qui définit notre caractère. Parler des Noons de Thiès, ce n’est pas seulement faire de l’histoire, c’est raconter qui nous sommes, d’où nous venons et pourquoi Thiès possède ce tempérament si singulier au Sénégal.
Voici un plongeon au cœur de l’identité des Noons à travers trois dimensions. D’abord, les racines. Comment les Noons ont sculpté le paysage de Thiès bien avant l’urbanisation. Ensuite, les valeurs, ce fameux esprit de résistance et notre structure sociale sans castes, socle de notre liberté. Enfin, comment la culture Noon, loin de s’effacer, continue de nourrir l’âme de cette ville carrefour. Car comprendre les Noons, c’est enfin comprendre la véritable identité de Thiès.
Le groupe Noon appartient à la grande famille des Sérères Cangin, au même titre que les Lehar, les Ndut, les Safène et les Palor. Dans la vie sociale sénégalaise actuelle, pour mieux identifier un Noon, on lui attribue l’appellation Fu tumin na, l’équivalent très connu du Nafio et du Na gua def (comment ça va)
Thiès est le Berceau des Noons. Nous sommes historiquement installés sur le plateau de Thiès et ses collines environnantes. Le nom de la ville lui-même est intimement lié à notre présence. On considère souvent que le cœur du pays Noon se situe dans les quartiers historiques comme Thiès-Noon, Nguinthe, Diakhao, Tialy, Thionah, Waango, Diung, Sapko, Thialaw….
La Langue Noon est, selon les spécialistes, une langue de la branche nord des langues atlantiques. Bien qu’elle soit distincte du sérère-sine (la plus répandue), elle partage des racines communes et une structure sociale similaire. Il existe d’ailleurs des prénoms authentiquement Noons que l’on retrouve de nos jours : Thiougal, Ndianiwe, Athiar, Gaysir, Yawouye, Bonal, Ganout, Kobal, Thiaboye, Ngoye, Deulé, Witale, Goudane… D’ailleurs la standardisation de la langue Noon, passage de la tradition orale à l’écriture et à la codification de la langue avec l’appui de linguistes et de religieux, est un événement marquant des dernières décennies. Cela a permis de surligner l’identité Noon et d’en faire un objet de science et de fierté académique avec notamment la traduction du Nouveau Testament en Noon, la création en 2007 d’un établissement préscolaire bilingue (Noon – Français) dénommé BABEL
La société Noon est traditionnellement structurée autour de principes d’indépendance et de dignité. Contrairement à d’autres groupes ethniques du Sénégal, les Noons (et les Sérères du Nord-Ouest en général) sont connus pour avoir une structure sociale plus horizontale, sans système de castes rigide. Chaque homme est considéré comme un « noble » ou un homme libre. L’attachement à la terre est viscéral. Ils sont historiquement des cultivateurs (mil, arachide), des éleveurs et des arboriculteurs. Dans l’imaginaire populaire sénégalais, les Noons sont réputés pour leur tempérament fier, leur franchise et leur refus historique de la domination extérieure.
Allou Kagne, la muraille de Chine des Noons
L’histoire des Noons est marquée par une résistance farouche face aux influences hégémoniques. Une figure emblématique se dégage, Kagne. On ne peut parler des Noons sans évoquer Allou Kagne. Ce massif n’est pas qu’une forêt sur une carte ; c’est la muraille de Chine, le jardin sacré des Noons. C’est là que les ancêtres ont prouvé que la liberté ne se négocie pas, elle se défend au cœur de la roche et du bois.
Allou Kagne, la Brousse de Kagne, est l’un des lieux les plus chargés de mystère et d’histoire de la région. Pour les Noons, ce n’est pas seulement une forêt ou un relief géographique, c’est un sanctuaire et un rempart. Le nom de Kagne renvoie à l’identité même des populations qui l’habitaient. Kagne dans les langues du groupe Cangin signifie le Brave.
Allou Kagne n’était pas une frontière subie, c’était une frontière choisie. C’est là que le Noon a dit « Stop » à l’empire colonial et « Non » aux rois voisins. C’est notre Thermopyles à nous, le lieu où une poignée d’hommes fiers a tenu tête à des armées entières grâce à la complicité de la roche et des esprits. Pour les Noons, Allou Kagne était comme un sanctuaire de survie. Pendant les périodes de grandes razzias pour le commerce des esclaves, Allou Kagne a sauvé le groupe Noon de l’extinction. Le massif regorge de cavités et de grottes (souvent dissimulées par la végétation) où les femmes, les enfants et le bétail étaient cachés pendant que les hommes assuraient la défense au sommet. Et grâce aux ressources en eau (des sources cachées) et aux fruits sauvages de la forêt, les Noone pouvaient tenir des sièges prolongés alors que l’assaillant finissait par s’épuiser sous le soleil du plateau.
Kagne le douanier de la liberté
C’est ici que l’histoire rejoint la légende. Le personnage de Kagne (ou l’entité qu’il représente) est une figure complexe, à la frontière entre le rebelle politique et le « bandit social ». Il est présenté dans la mémoire collective des thiessois, particulièrement des Noons, comme un Robin des Bois, car il incarne la figure du hors-la-loi qui devient un héros parce qu’il s’attaque à un ordre jugé injuste.
Pour l’administration coloniale et les royaumes voisins, notamment le Cayor, Kagne était un criminel et un « coupeur de route ». Mais pour nous les Noons, c’était un douanier de la liberté. Il avait le contrôle du passage. Le massif qui porte désormais son nom était le point de passage obligé vers l’intérieur du pays. En interceptant les caravanes et les convois, Kagne affirmait que personne ne traversait le pays Noon sans payer un tribut ou reconnaître l’autorité des maîtres de la terre. Kagne refusait l’impôt colonial. Ses actions étaient souvent des représailles contre les taxes imposées par la France. Intercepter les ressources du colonisateur était pour lui un acte de guerre économique.
L’historien Eric Hobsbawm a théorisé le concept de « bandit social » : un homme traqué par la loi, mais protégé par son peuple. Ainsi peut-on présenter Kagne. La mémoire collective le décrit comme celui qui partageait le butin des caravanes avec les villages Noons appauvris par les sécheresses ou les guerres. Et s’il a pu opérer si longtemps dans le massif, c’est parce que chaque paysan, chaque berger Noon était ses « yeux et ses oreilles ». Il représentait la fierté de ceux qui n’avaient pas les moyens de défier ouvertement l’artillerie française.
Mais Kagne n’était pas qu’une force physique ; il était perçu comme un initié. La légende dit qu’il pouvait se transformer, disparaître dans la roche ou commander aux abeilles du massif pour repousser les poursuivants. Dans la saga des Noons, il est également celui qui sacralise la frontière. Il transforme une forêt banale en un lieu où l’étranger doit trembler s’il n’y est pas invité.
Pour les Noons en effet, Alou Kagne n’est pas qu’un massif forestier. C’est une forteresse naturelle. C’est aussi et surtout un lieu habité. Alou Kagne est une zone de repli. Lors des conflits avec les souverains du Cayor ou les troupes coloniales, les guerriers Noons utilisaient la topographie accidentée et la densité de la forêt pour tendre des embuscades. Les armées des Damels, puissantes en terrain plat grâce à leur cavalerie, perdaient tout avantage dans les ravins et les fourrés d’Alou Kagne. C’est là que le courage des fantassins Noones faisait la différence.
La tradition orale rapporte que certains esprits protecteurs du pays Noon résident dans les hauteurs du massif. Avant les grandes décisions ou en période de sécheresse, des rites y étaient autrefois pratiqués. Cette forêt a longtemps servi de cadre aux rites de passage. C’est dans l’isolement d’Alou Kagne que les jeunes garçons apprenaient les secrets de la brousse, les plantes médicinales et les codes d’honneur de la société Noon.
Vu de Saint-Louis et de l’administration coloniale, Kagne est un élément « incontrôlable », un frein au commerce et à la sécurité des biens. Vu de Thiès-Noons : C’est un défenseur, un justicier qui rend les coups portés à la dignité de sa communauté ethnique, un rempart de la résistance.
Les Nones et la bataille des Ravins
La zone d’Alou Kagne a été le théâtre d’un des récits les plus épiques de la résistance sénégalaise, mêlant stratégie militaire et mystique. Les détails de cet affrontement ont forgé davantage la légende des Noons. Il s’agit de la bataille des Ravins, entre 1860 et 1864, selon les sources. L’épisode le plus documenté est l’opposition des Noons aux colonnes françaises menées par le gouverneur Pinet-Laprade, et aussi aux incursions de la cavalerie du Cayor.
Quelle était la stratégie de guerre des Noons dans la bataille des Ravins ? D’abord le piège géographique. Contrairement aux Wolofs ou aux Toucouleurs qui acceptaient parfois la bataille rangée en terrain découvert, les Noons ont transformé Alou Kagne en un immense guet-apens. Leur tactique ? Les guerriers Noons se postaient sur les crêtes de la falaise (la « corniche » de Thiès). Ils laissaient les troupes s’engager dans les passages étroits et encaissés. Une fois l’ennemi coincé dans le défilé, ils attaquaient par le haut avec des flèches empoisonnées et des projectiles, rendant toute riposte de cavalerie impossible.
Il faut également noter l’échec de la technologie. Les canons français étaient difficiles à hisser sur ces pentes escarpées et rocheuses. Alou Kagne a ainsi été le lieu où la supériorité technique de l’époque s’est brisée contre la connaissance parfaite du terrain par les autochtones.
Dans la tradition orale Noon, Alou Kagne n’est pas seulement un lieu de combat physique, il est aussi un terrain de guerre occulte. Le récit mystique évoque une forêt qui se déplace. Les récits anciens racontent que les chefs de guerre Noons possédaient le secret de « fermer la forêt ». On dit que les poursuivants tournaient en rond pendant des jours dans le massif sans jamais trouver la sortie. Ou alors ils voyaient des mirages les menant droit dans des précipices. On trouve dans ces mêmes récits une allusion aux « Pangools » protecteurs. Les génies du massif prenaient la forme d’essaims d’abeilles ou de bêtes sauvages pour attaquer quiconque entrait dans la forêt avec des intentions belliqueuses.
Aujourd’hui, Alou Kagne est célèbre pour sa descente dangereuse sur la route nationale qui mène à Dakar. Ce qui était autrefois un bouclier protecteur pour la communauté Noon est devenu un point de passage stratégique pour tout le Sénégal. Malgré l’aménagement de la route, le massif reste le symbole de la « porte d’entrée » du pays Thiessois. Quand on franchit Alou Kagne, en venant de Dakar on entre dans le domaine des Noone. Cette forêt est actuellement menacée par l’exploitation des carrières de calcaire et par l’urbanisation.
Le « Refus » comme trait de caractère
L’apport du groupe Nonn à l’identité de Thiès est donc fondamental. On ne peut comprendre l’âme de cette ville sans remonter à ses racines autochtones, bien avant qu’elle ne devienne le « carrefour ferroviaire » du Sénégal. Les Noons ont façonné l’espace, la résistance et le caractère social de la cité. Nous mentionnons ici les principaux piliers de cet apport :
L’ancrage territorial et la toponymie. Les Noons sont les « maîtres de la terre » à Thiès. Leur premier apport est d’avoir nommé et structuré l’espace physique de la ville actuelle.
L’origine du nom : Le nom de la ville vient du Noon. Plusieurs thèses s’affrontent, mais beaucoup s’accordent sur une déformation de termes liés à la brousse ou à des campements originels. Des quartiers comme Thiès-Noon, Nguinthe, Diakhao ou Escale (dans sa partie ancienne) sont le prolongement des anciens villages Nones. Cette géographie urbaine rappelle que Thiès n’est pas une création coloniale ex-nihilo, mais une extension d’un terroir villageois dynamique. Cette géographie urbaine rappelle que Thiès n’est pas une création coloniale ex-nihilo, mais une extension d’un terroir.
Thiès a la réputation d’être une ville de refus, de contestation et de forte personnalité politique. On l’appelle souvent la ville « rebelle ». Cet ADN provient directement de l’histoire des Noons. Face à l’expansion des grands royaumes voisins (Cayor, Baol) et plus tard face à l’administration coloniale, les Noons ont maintenu une autonomie farouche. Lors des grandes grèves des cheminots (1938, 1947), l’esprit de solidarité et de ténacité des populations locales, dont les Noons, a servi de socle à la lutte syndicale. Il y a une fusion entre la fierté ethnique et la conscience ouvrière.
Le pluralisme religieux et la cohésion sociale sont à souligner. Le modèle de « vivre-ensemble » sénégalais trouve une expression très concrète chez les Noons de Thiès. Thiès est le siège d’un diocèse majeur. L’apport des Nones à l’Église du Sénégal est immense, tant par les vocations que par l’édification de lieux de culte qui sont aujourd’hui des monuments emblématiques de la ville, notamment la Cathédrale Sainte-Anne.
La figure du « Thiessois » authentique.
Dans l’imaginaire national, le « vrai » Thiessois est souvent associé aux traits prêtés aux Noons : la droiture, une certaine rudesse apparente qui cache une grande générosité, et une parole qui fait foi. Cet ethos a imprégné l’identité de tous les habitants de la ville, quelle que soit leur origine ethnique par la suite.
Evoquons encore quelques figures de Noons connues à l’échelle nationale. Diakhao, le symbole de la fondation et de la terre. Bien que son histoire soit nimbée de récits oraux, la figure de Diakhao (qui a donné son nom à l’un des quartiers les plus célèbres de Thiès) est essentielle pour comprendre l’ancrage Noon. Diakhao est considéré comme l’un des patriarches fondateurs. Il a stabilisé l’implantation Noon sur le plateau de Thiès face aux pressions extérieures notamment celles venant du Cayor. Il incarne le « Maître de la Terre » le Laman dans la tradition sérère au sens large, celui qui délimite l’espace et assure la protection mystique de la communauté. Pourquoi l’évoquer ? Pour montrer que Thiès n’est pas née du rail, mais d’une volonté farouche de familles Noons de s’installer et de cultiver ces collines.
Monseigneur François-Xavier Dione (1919 – 1985) demeure est une figure de proue incontournable. Il n’est pas seulement un évêque, il est le symbole de l’accession de la communauté Noon à la plus haute dignité ecclésiale locale. Monseigneur François-Xavier Ndione, l’enfant du Pays. Premier évêque du diocèse de Thiès (ordonné en 1969), il incarne l’alliance parfaite entre l’identité sérère-noon et la mission universelle de l’Église. Son installation en 1969 a été un moment d’immense fierté pour les Noons. C’était la reconnaissance que leur culture, longtemps restée « rebelle » ou en marge dans les récits coloniaux, était désormais au cœur de l’institution la plus structurante de la ville. Mgr Dione est une figure de proximité. Il était « chez lui ». Il parlait la langue, comprenait les codes sociaux des familles Noons et savait naviguer entre les traditions ancestrales et les exigences de sa foi.
On lui doit la structuration du diocèse de Thiès après son détachement de Dakar. Sous son magistère, l’Église s’est profondément enracinée dans le terroir. On lui doit de nombreuses réalisations à Thiès. La plus emblématique est l’Hôpital Saint Jean de Dieu.
Quelques autres figures nationales Noons d’aujourd’hui connus des sénégalais. Général Jean-Baptiste Tine, ministre de l’Intérieur, originaire du village de Pognine. Augustin Tine, Ministre des Forces Armées, puis Chef de cabinet du Président de la République. Il est l’actuel maire de Fandène. Général Victor Tine, commandant Groupement Sapeurs-Pompiers, du village de Tiaoune. Docteur Jean-Baptiste Dione, député, du village de Fandène. Marcel Ndione, DG RTS, du village de Tiapong. Léoplod Wade, Gouverneur, membre de la CENI, de Lalane. Hélène Tine qui porte l’identité de Thiès au niveau national. Christine Léa Faye, Adjointe au Maire : elle incarne cette nouvelle génération de cadres Noons au service du développement local. Simon Faye, journaliste Sen TV et Zik FM, de Peycouk . Marie Ngoné Ndione, la diva, chantre du Mbilim, la danse traditionnelle Noon. Avec elle, François Bagne Ndione, linguiste et anthropologue culturel, promoteur du projet de codification de la langue Noon. Etc etc.
Les Nones ont donné leur caractère à Thiès
Etre Noon à Thiès aujourd’hui, ce n’est pas vivre dans le passé. C’est porter l’héritage de Kagne, de Diakhao, de Mgr François-Xavier Ndione et de tant d’autres anonymes qui ont refusé de voir leur identité se dissoudre dans l’urbanisation galopante. Thiès doit aux Noons sa rigueur, elle leur doit son esprit de refus, sa diversité spirituelle. En préservant la langue et les valeurs de Diom (dignité), les Noons ne défendent pas seulement un groupe ethnique : ils protègent l’âme même de cette ville. Car si le rail a fait la fortune de Thiès, ce sont les Noons qui lui ont donné son nom et son caractère.
A l’occasion des festivités du 4 avril 2026, alors que le Gouvernement est l’invité de Thiès, l’occasion est unique pour réconcilier l’histoire locale, la petite histoire avec le récit national la grande Histoire du Sénégal. En ce 4 avril, alors que notre Nation tout entière célèbre sa souveraineté retrouvée, nous ne pouvons oublier que l’Indépendance n’est pas un décret tombé du ciel en 1960. Elle est le fruit d’années de refus. Ici même, sur ce plateau de Thiès, dans les ravins de Kagne, nos ancêtres Noons ont dessiné les contours de cette liberté bien avant que les cartes ne soient tracées.
Aujourd’hui, l’État est l’hôte de Thiès. Et en recevant le Gouvernement sur nos terres, nous nous souvenons de la figure de Kagne. Hier, on l’appelait peut-être « bandit » ou « rebelle », mais l’histoire nous a appris qu’il était le gardien d’un trésor immatériel, le Diom. Ce sentiment profond que la dignité d’un peuple ne se négocie pas. Kagne n’était pas contre l’ordre, il était pour la justice. Et c’est cette quête de justice qui est le socle de notre République actuelle.
L’identité Noon n’est pas un repli sur soi. Elle est une pierre d’angle de l’édifice sénégalais. Si Thiès est aujourd’hui ce carrefour de rencontres, ce poumon économique et ferroviaire, c’est parce que les Noons ont su, avec fierté mais aussi avec une immense hospitalité, la Teranga, ouvrir leurs collines au reste du pays tout en restant eux-mêmes.
A tous les thiessois, aux invités de la ville, aux concitoyens, célébrer l’indépendance à Thiès, c’est célébrer l’esprit de résistance qui habite ces pierres. En tant que fils de ce terroir, je forme le vœu que l’audace de nos ancêtres, la droiture du peuple Noon et la force de Kagne continuent d’inspirer notre marche vers un Sénégal émergent, uni et souverain.
Vive la République, vive le Sénégal, et que l’esprit de Thiès illumine notre destin commun !
Martin Faye, journaliste
Ambassadeur de la Culture NOON


