Il y prodigue des conseils et s’y entretient avec les enfants, sur les réalités de la vie. En 2001, Thione Seck sort un album qui a montré une autre facette de lui : avec « Allo Petit », celui qui chatouillait les oreilles avec « Jongoma » nous est revenu en tant que chantre des tout-petits. Dans son édition du 13 mars 2001, Le Soleil relatait cet événement. Avec « Allo Petit », le leader du Raam Daan a replongé des années en arrière, pour puiser dans son répertoire de « plus grand parolier de sa génération », afin d’abreuver une jeunesse sénégalaise en quête de connaissance et de valeurs.
Le remix, déjà à la mode dans le paysage musical sénégalais, aida par conséquent Thione Seck dans son entreprise. Ce dernier rend en outre hommage à ses sponsors, avec les titres « Lonase » et « Thé la force ». Et il n’y a rien de commercial dans l’acte posé par le chanteur. « Nous l’avons fait gratuitement sans chercher à gagner quelque chose en retour », précisait Thione Seck dans l’article du Soleil. « Allo Petit », c’était certes des conseils et des hommages, mais aussi un clin d’œil au marché américain. Il est en effet le fruit d’une collaboration avec la maison Djoniba production basée à New-York, et qui s’activait depuis 1998 dans le développement de la carrière de Thione Seck aux États-Unis. Depuis 98, Djoniba a injecté 40 millions de FCfa dans la carrière du disque d’or sénégalais.
Dépenses entre l’acquisition d’un plus performant matériel de sonorisation, la promotion et l’organisation du concert de Monaco Plage, le Méga-concert de Demba Diop. Et, bien sûr, « Allô Petit ». Dans la perspective de pénétration du marché américain et par vœu d’insérer Thione Seck dans le circuit de la World music, Djoniba avait lancé dans le marché américain un CD comportant douze titres. Où se sentent Hip hop, Pop et R&B. Le parolier sénégalais n’était d’ailleurs pas étranger à ce monde. On l’a, en effet, vu à l’œuvre avec le rappeur français Disiz Lapeste. Ce qui montrait, à n’en point douter, que cette belle voix sénégalaise avait tout ce qu’il lui fallait, pour étendre son aura au-delà du seul continent africain.
Par Moussa SECK (Source : Le Soleil du 13 mars 2001)

