Le Premier ministre, Ahmadou Al Aminou Lô, rencontre jeudi 17 septembre, les principales organisations du secteur privé. Parmi les questions susceptibles d’être abordées figurent l’apurement de la dette intérieure, l’appui de l’Etat aux entreprises en difficultés, l’amélioration de l’environnement des affaires, le contenu local, l’attractivité des territoires, l’industrialisation et les filières.
Le Premier ministre Al Amine Lô avait déjà fixé le cap lors de sa Déclaration de politique générale. Il indiquait que dans la mise en œuvre des orientations du Chef de l’État, le secteur privé est attendu parmi l’un des principaux moteurs de la transformation économique. Entre soutien aux entreprises nationales, amélioration de l’environnement des affaires, accès au financement et renforcement du contenu local, le gouvernement entend créer les conditions d’une implication plus forte du secteur privé, dans la réalisation de ses ambitions économiques, avait indiqué le Premier ministre, devant la représentation nationale. Le rendez-vous du jeudi 17 septembre pourrait davantage s’épancher, de manière plus détaillée, sur les mécanismes à promouvoir afin de replacer l’entreprise nationale au cœur de la stratégie de croissance.
L’épine de la dette intérieure bientôt résolue
Le diagnostic est sans détour. En l’état, le secteur privé sénégalais peut difficilement rivaliser avec les investisseurs étrangers. L’exécutif entend donc favoriser l’émergence de « champions » nationaux, aussi bien parmi les grandes entreprises que dans le tissu des PME-PMI, tout en développant les partenariats public-privé.
Cette volonté se heurte toutefois à un contentieux majeur : les arriérés de paiement de l’État. Ils atteignaient 1 956 milliards de FCFA à fin mars 2025, pour 5 425 dossiers. Durant sa déclaration de politique générale, le Premier ministre revenant sur cette question annonce que la dette sera réglée. Le gouvernement entend également changer d’échelle dans les PPP. L’État va davantage étudier en amont les engagements budgétaires, à long terme, avec une démarche centrée sur la régulation, la sécurité juridique et l’accompagnement de l’investissement privé, ajoutait-il.
« À cela s’ajoutent le programme Sunu Champions, destiné à accompagner une quinzaine d’entreprises nationales à fort potentiel, le renforcement du contenu local et la réservation d’une part de la commande publique aux entreprises sénégalaises », soulignait Al Amine Lo.
Le CNP donne le ton
Le mémorandum remis au chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, par le Conseil National du Patronat du Sénégal (CNP), le 3 septembre passé, constitue un point important. Le patronat y expose les préoccupations des employeurs et formule des propositions destinées à améliorer les conditions d’exercice des entreprises. A cet égard, il a sollicité le soutien à l’investissement. Le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye avait alors réaffirmé sa volonté d’approfondir un dialogue régulier avec les acteurs économiques.
«Arriérés de paiement, accès au financement, environnement des affaires, commande publique, contenu local, développement des PME et partenariats public-privé » figurent parmi les principales préoccupations manifestées par le patronat, à cette audience.
O.B


