La Fondation Gates annonce un investissement d’au moins un milliard de dollars sur les deux prochaines années pour favoriser une intelligence artificielle plus accessible et mieux adaptée aux besoins des populations défavorisées.
L’intelligence artificielle est en train de changer d’échelle. Mais avec elle se pose une question centrale : qui bénéficiera réellement de cette révolution technologique ? C’est tout l’enjeu du 10ᵉ rapport annuel « Goalkeepers » de la Fondation Gates, rendu public le 15 septembre 2026. La Fondation y annonce son intention de consacrer au moins un milliard de dollars au cours des deux prochaines années au développement et au déploiement d’outils d’intelligence artificielle destinés à améliorer l’accès à la santé, à l’éducation, à l’agriculture et aux connaissances.
La Fondation identifie à cet égard trois priorités : rendre l’IA accessible dans davantage de langues, développer des solutions adaptées aux réalités locales et investir dans les compétences ainsi que dans les infrastructures numériques.
Selon le rapport, l’enjeu linguistique est particulièrement révélateur. Plus de 90 % des données ayant servi à entraîner les premiers grands modèles linguistiques provenaient de sources anglophones. De nombreuses communautés restent donc sous-représentées dans les données qui façonnent ces technologies, souligne le rapport.
La santé et l’éducation concentreront chacune 40 % de l’enveloppe annoncée. Dans la santé, les financements pourront soutenir l’aide au diagnostic, la décision clinique, les soins maternels et néonatals ainsi que la recherche pharmaceutique. L’éducation bénéficiera notamment d’outils d’apprentissage personnalisé et d’accompagnement des enseignants.
L’agriculture recevra 10 % des financements, notamment pour fournir aux petits exploitants des conseils adaptés à leurs cultures, aux sols et aux conditions météorologiques. Les 10 % restants seront consacrés aux infrastructures et données nécessaires à une IA plus inclusive.


