Le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique fait état de 34 cas confirmés de diphtérie, dont six décès, depuis la confirmation du premier cas le 1er août 2026. Les cas sont répartis dans huit districts sanitaires relevant de six régions, avec une forte concentration à Kédougou.Dans un communiqué publié le 4 septembre 2026, le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique indique que 34 cas confirmés ont été enregistrés depuis le 1er août, dont six décès.
La région de Kédougou concentre à elle seule 23 cas, soit la majorité des infections recensées. Dakar compte cinq cas, Thiès trois, tandis que Louga, Diourbel et Kaolack enregistrent chacune un cas.
Face à cette situation, les autorités sanitaires ont renforcé les mesures de riposte. Celles-ci portent notamment sur la prise en charge des malades, l’investigation systématique autour des cas et l’identification des personnes ayant été en contact avec les patients.
Le dispositif prévoit également un renforcement de la surveillance épidémiologique ainsi qu’une vaccination de rattrapage destinée aux enfants non vaccinés ou insuffisamment vaccinés. Le ministère mise, par ailleurs, sur la sensibilisation des populations afin de favoriser un recours rapide aux structures de santé dès l’apparition des premiers symptômes.
Une maladie évitable par la vaccination
La diphtérie est une maladie infectieuse et contagieuse pouvant présenter un potentiel épidémique. Elle peut se manifester par un mal de gorge, de la fièvre, des difficultés à avaler, un enrouement ou encore un gonflement du cou. La présence de membranes grisâtres dans la gorge peut également être observée, avec parfois des difficultés respiratoires.
Dans ce contexte, le ministère appelle les parents à vérifier le statut vaccinal de leurs enfants et à compléter, si nécessaire, les doses manquantes conformément au calendrier du Programme élargi de vaccination (PEV).
Les autorités sanitaires recommandent également de consulter rapidement la structure de santé la plus proche dès l’apparition des premiers signes et mettent en garde contre toute automédication.
Le ministère invite enfin les populations à rester vigilantes et à respecter les recommandations sanitaires. « La vaccination protège. La consultation précoce peut sauver des vies », rappelle-t-il.
A.N


