L’Agence nationale de conseil agricole et rural (ANCAR), à travers sa direction de zone Bassin arachidier Sud, avec l’appui du Projet Agropole Centre et du projet SHEP 2, a organisé, ce mercredi 28 octobre, à Kahone (Kaolack), un forum d’échanges et de partage d’expériences. L’objectif est de renforcer les capacités des acteurs et de favoriser les relations d’affaires au sein des chaînes de valeur agricoles.
Le siège de l’ANCAR, à Kahone, a abrité ce forum de mise en relation des parties prenantes des chaînes de valeur végétales, dans le cadre de la deuxième phase du projet SHEP 2. Selon les organisateurs, cette rencontre vise à établir des relations d’affaires entre les producteurs et les autres acteurs des chaînes de valeur horticoles, afin de réduire l’asymétrie d’information. Elle constitue également un cadre d’échanges sur le financement, l’approvisionnement en intrants et en matériels agricoles, ainsi que la commercialisation des productions. « C’est un projet qui essaie de renforcer les capacités des producteurs afin de les rendre autonomes. Il s’agit de leur permettre de prendre des décisions en s’appuyant sur les réalités du marché », a indiqué Serigne Modou Mbaye, directeur de l’ANCAR dans la zone centre.
Après une première phase exécutée de 2017 à 2021, le projet entend franchir un nouveau cap. Pour le représentant de la JICA, ce forum favorise les contacts entre producteurs et partenaires susceptibles de leur apporter des solutions aux contraintes identifiées. La rencontre a réuni des acteurs des chaînes de valeur végétale des régions de Fatick, Kaffrine, Diourbel et Kaolack, notamment des acheteurs, transformateurs, fournisseurs d’intrants et de matériels agricoles, ainsi que des institutions financières.
Dans cette dynamique, le Projet Agropole Centre a noué un partenariat avec l’ANCAR pour améliorer la productivité des chaînes de valeur agricoles dans ces quatre régions. « La présence des Agropoles à ce forum se justifie par l’approche chaîne de valeur qu’ils prônent. L’outil SHEP constitue un intrant stratégique pour la mise en relation et l’intermédiation entre les acteurs », a expliqué Babou Dramé, coordonnateur national de la cellule d’exécution des projets Agropoles Sud et Centre.
D’une durée de trois ans et d’un montant de plus de 200 millions de FCFA, financée par la Banque africaine de développement (BAD), la convention porte sur l’appui-conseil aux producteurs, l’intensification des systèmes de production et le développement de la contractualisation dans les filières arachide, mil, sorgho, maïs et sel. Les producteurs ont salué cette initiative, tout en attirant l’attention sur les difficultés persistantes liées à la commercialisation de leurs récoltes.
Mamadou THIAM ( Correspondant )


