Le lycée Issa Rohou Lahi (ex-Lpa) fait partie des établissements scolaires dont l’environnement incite à étudier. Grâce à l’engagement du proviseur et au volontarisme des professeurs et des élèves, cet établissement scolaire fait partie des écoles les plus attrayantes et les plus écologiques du pays.
PIKINE – GUÉDIAWAYE – L’engagement d’un corps professoral et la détermination des élèves à réaliser des performances sont gages de résultats. Mais, un environnement de travail et d’études adéquat constitue un élément catalyseur qui facilite l’atteinte de bons résultats. Le lycée Issa Rohou Lahi, ex-Lycée des Parcelles assainies (Lpa), est l’exemple parfait d’un tel modèle d’établissement.
Ici, sous la houlette du proviseur, Lamine Kane, un passionné d’environnement, la communauté scolaire a réussi en six ans, à révolutionner le cadre de vie devenu si enchanteur que beaucoup de candidats ayant réussi le Brevet de fin d’études moyennes (Bfem) dans la zone, souhaitent y être orientés. De la même manière, beaucoup de professeurs ne cracheraient pas sur une proposition d’affectation.
Une visite dans le lycée a permis de constater de visu, l’énorme sacrifice que le proviseur, les professeurs et les élèves ont consenti pour arriver à remodeler leur environnement scolaire de manière à en faire un cadre charmant.
En cette matinée ensoleillée, la devanture du lycée Issa Rohou Lahi est déserte. À juste raison, les élèves sont dans les classes en train de faire cours. Dès que la porte d’entrée principale est franchie, le regard est attiré par le joli décor qu’offre la spacieuse cour peuplée d’arbres. On peut également constater la présence de quelques poubelles près de la porte.
À droite se dresse un bâtiment en réfection servant de foyer à l’école avant de rejoindre la cour verdoyante. À gauche se trouve l’administration du lycée. Elle est contiguë à la salle des professeurs. À la devanture de chacun de ces deux locaux formant un bloc, un bel aménagement attire l’attention du visiteur. Il est constitué de petits espaces herbacés avec, au milieu, un cocotier.
Ce bloc fait face à la bibliothèque dont le mur extérieur est transformé en un joli monument floqué de la photo du parrain du lycée. Le côté opposé est séparé de la salle informatique par une allée pavée.
Un cadre enchanteur
Derrière ces infrastructures, s’offre la partie la partie la plus attractive du lycée. Elle est parsemée d’arbres ombrageux, sous lesquels, des bancs en dur sont aménagés de manière à disposer d’une sorte d’aire de repos.
« Notre école est vraiment belle. La cour est aérée et peuplée d’arbres et la verdure est belle à voir », témoigne Bineta Babaly, élève en classe de seconde L1. Il y a ici tout un écosystème qui donne à l’école une beauté rarement perceptible dans un établissement scolaire.
« Ce que vous voyez, c’est le fruit de l’engagement d’abord du proviseur, Lamine Kane, réputé être un passionné de l’environnement avec l’appui des acteurs de l’école », renseigne Sidy Badji, chargé de l’encadrement au Comité scientifique, technique et environnemental (Cste) du lycée.
Dans cet établissement de la banlieue dakaroise, on peut trouver des flamboyants, des citronniers, des palmiers, des anacardiers et tant d’autres arbres qui concourent à offrir un cadre de vie sain et propice aux études.
« Il faut signaler que les partenaires nous ont beaucoup soutenus dans cette opération. La Direction des Eaux et Forêts, celle du Cadre de vie, etc., nous ont aidés à réaliser ce que vous voyez », dit-il.
Sidy Badji décerne une mention spéciale à Seydina Alioune Ndjin de la Direction des Paysages urbains et des Espaces publics pour son appui, soulignant qu’aujourd’hui, les élèves ont fini de faire de la cour d’école, leur coin privilégié pour discuter et échanger aux heures libres.
« Pendant les moments chauds de la journée, nous avons la possibilité de nous protéger contre les rayons du soleil tout en savourant la qualité de l’air pur ambiant », témoigne, Mame Thiaba Mbaye, élève en classe de seconde S2B, indiquant que tout au fond de l’établissement, deux potagers ont été aussi aménagés.
« Ces potagers servent aux cours et travaux pratiques. On y cultive beaucoup de variétés. D’ailleurs, le comité scientifique récolte régulièrement des produits maraîchers », confie M. Badji.
Selon le proviseur du lycée, le premier jardin est à l’initiative des professeurs qui y développent des cultures maraîchères avec l’accompagnement d’un partenaire dénommé « Biodiversity for peace ».
« Nous avons mis un espace qui était insalubre à la disposition d’un horticulteur qui y développe son activité et cela évite en même à cette partie du lycée de replonger dans l’insalubrité », soutient-il.
Selon Lamine Kane, un environnement si attirant ne rime pas avec l’insalubrité. C’est pourquoi, la direction du lycée a noué un partenariat avec la Sonaged qui a mis à la disposition de l’établissement des bacs à ordures placés dans les différents coins.
De la même manière, des bidons transformés en minuscules poubelles sont accrochées aux arbres, si bien que partout où l’on se trouve, on a toujours à portée de main, un endroit où jeter une ordure. Mieux, des corbeilles sont disposées aussi à l’intérieur des salles de classe. Élèves et professeurs peuvent y jeter les paperasses et les déchets.
Autant d’initiatives qui font du lycée Issa Rohou Lahi une source d’inspiration.
Par Abdou DIOP (texte) et photo par Oumar SAMB (Stagiaire)

