Le ministère de l’Économie, des Finances et du Plan a organisé, les 20 et 21 octobre 2026 à Saint-Louis, une concertation territoriale avec les entreprises stratégiques du pôle Nord. L’objectif est d’identifier les obstacles à l’investissement privé et de proposer des solutions pour renforcer la compétitivité des entreprises locales, créer des emplois et soutenir la vision Sénégal 2050.
Donner une nouvelle impulsion au secteur privé. C’est l’ambition de ces deux jours d’échanges entre les entreprises et les pouvoirs publics. Les discussions portent sur les difficultés rencontrées par les acteurs économiques et les mesures nécessaires pour soutenir leurs activités. Pour Khoudia Leye Diouf, adjointe au gouverneur de Saint-Louis chargée du développement, cette rencontre constitue un cadre d’écoute et de concertation. « C’est l’occasion d’écouter les entreprises intervenant dans la région pour qu’elles puissent revenir sur les difficultés auxquelles elles sont confrontées, mais également formuler leurs recommandations », a-t-elle expliqué.
Les propositions recueillies doivent contribuer à éclairer les décisions des autorités. Aziz Fall, coordonnateur à la Direction générale de la coopération, des financements extérieurs, du développement du secteur privé et des partenariats, souligne la volonté de l’État de transformer ces échanges en solutions concrètes. « On ne va pas résoudre tous les problèmes en deux jours, mais on va montrer qu’il y a une nouvelle dynamique qui s’enclenche », a-t-il déclaré. Il a également insisté sur la nécessité de permettre aux entreprises locales de profiter des opportunités liées à l’exploitation du gaz. « Cette dynamique ne laissera aucune chaîne de valeur en rade, y compris le secteur des hydrocarbures », a-t-il assuré. Inscrites dans la Stratégie nationale de développement du secteur privé et de promotion de l’investissement 2025-2029, les concertations ciblent notamment les filières du riz, du tourisme et de l’oignon. Les travaux doivent aboutir à des recommandations prioritaires et à un plan d’action pour améliorer l’environnement des affaires.
La deuxième journée est consacrée aux travaux thématiques, à la présentation de projets et aux visites d’entreprises. Participant à la rencontre, Adama Ba PDG de Sénégal Agrogreen, plaide pour des mesures concrètes en faveur des entreprises locales. Lors des concertations territoriales, il a pointé trois contraintes majeures : le foncier, la fiscalité et le financement. « Nous voulons des résolutions étatiques pour nous permettre d’alléger les taxes et aussi de nous aider à mieux nous développer », a-t-il déclaré. Son entreprise, qui emploie actuellement 1 000 personnes, ambitionne d’atteindre 3 000 emplois décents à l’horizon 2027, avec un accompagnement de l’État.
Jeanne SAGNA (Correspondante)


