La ministre des Pêches et de l’Économie maritime, Amy Mara Dièye, a procédé ce vendredi 23 octobre à la remise de matériel aux femmes transformatrices de poisson et des embarcations aux Comités locaux de pêche artisanale (Clpa). Cette dotation s’inscrit dans le cadre du projet « ANARÉ DIFAL » (les femmes de la mer), financé par le Japon et mis en œuvre par la FAO, pour un montant de plus d’un milliard de FCFA.
ZIGUINCHOR – L’État du Sénégal et ses partenaires veulent soutenir davantage le secteur de la pêche artisanale. C’est dans cette perspective que des équipements ont été remis aux femmes transformatrices de poisson et aux Comités locaux de pêche artisanale (Clpa).
La cérémonie s’est tenue au quai de pêche de Boudody, à Ziguinchor, en présence de Bintia Stephen-Tchicaya, coordonnatrice de la FAO pour l’Afrique de l’Ouest et représentante de l’organisation au Sénégal.
Un appui qui vise l’amélioration des conditions de travail, la réduction des pertes après capture, le renforcement et la gestion durable des ressources halieutiques en Casamance. Selon la ministre Amy Mara Dièye, ces équipements doivent apporter des changements visibles dans le quotidien des bénéficiaires.
« Votre savoir-faire mérite des équipements à la hauteur de la noblesse de votre travail », a-t-elle déclaré, estimant que cette dotation doit alléger les tâches, améliorer l’hygiène et la qualité des produits, réduire les pertes et accroître les revenus des transformatrices.
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La ministre des Pêches et de l’Économie maritime a également insisté sur la nécessité d’évaluer les résultats de cet appui à partir des améliorations réellement constatées sur le terrain. « La réussite du projet se mesurera à sa capacité à vous permettre de travailler plus facilement, de perdre moins de produits et de mieux vivre de vos activités », a indiqué Amy Mara Dièye.
Les embarcations remises aux CLPA doivent, pour leur part, renforcer leurs moyens d’action dans la surveillance et la gestion des ressources halieutiques. Amy Mara Dièye les a invités à assurer un bon entretien du matériel, à définir des règles de gestion claires et à rendre compte de son utilisation. Elle a aussi appelé les services techniques à accompagner les bénéficiaires dans la durée.
De son côté, Bintia Stephen-Tchicaya a salué la coopération entre le Sénégal, le Japon et la FAO. Elle a souligné le rôle central de la pêche artisanale dans l’économie bleue et la contribution des femmes à la création de valeur en Casamance, malgré le manque d’équipements et les difficultés de conservation des produits.
« Au-delà du matériel, ce projet représente un investissement dans le potentiel humain, l’autonomisation économique des femmes et l’avenir des communautés de pêche de la Casamance », a-t-elle affirmé. Elle a exhorté les bénéficiaires à utiliser les équipements de manière optimale et à renforcer la solidarité entre leurs organisations.
Gaustin DIATTA (Correspondant)


