En prélude à l’ouverture officielle prévue aujourd’hui jeudi 16 juillet avec la rencontre des ministres de l’Education des pays d’Afrique, la Conférence internationale Flex2026 a fixé, mercredi, les enjeux à Lilongwé, les enjeux de l’apprentissage fondamental dans les systèmes éducatifs en Afrique.
MALAWI- Des acteurs de l’éducation toutes composantes confondues ainsi que des partenaires internationaux et des officiels venus des pays d’Afrique ont donné, mercredi 15 juillet, le coup d’envoi de la Conférence internationale Flex2026. L’événement se tient du 15 au 17 juillet courant au Centre international de congrès Bingu (Bicc), à Lilongwé, la capitale du Malawi. Placé sur le thème : « Des engagements aux résultats : déployer les apprentissages fondamentaux à grande échelle », la rencontre a été officieusement lancée hier, par les acteurs en attendant la cérémonie officielle d’ouverture présidée par des ministres de l’Education des pays d’Afrique. Hier, déjà des acteurs du secteur ont partagé des expériences sur l’introduction des langues nationales dans les systèmes éducatifs en Afrique. Tour à tour, des pays comme le Rwanda, le Ghana, le Sénégal, le Kenya, l’Ethiopie, la Gambie etc, ont livré leurs recettes à ce propos. Le partage de connaissances comme l’a souligné un des représentants du Rwanda peut aider les Etats à mieux lutter contre ce qu’il a appelé « la pauvreté éducative ».
Durant ces trois jours de travaux, les participants à cette rencontre comptent tenir 16 sessions techniques sur les enjeux de l’introduction des langues nationales et la transformation de nos systèmes éducatifs.
Papa Malick Ndao, secrétaire général du ministère de l’Education nationale du Sénégal, qui a dit son honneur de prendre part à cette rencontre au nom du ministre Moustapha Guirassy, a tenu à saluer le leadership de l’Adea, co-organisateur de l’événement. « Son action contribue depuis plusieurs décennies à faire émerger une vision africaine de la transformation de nos systèmes éducatifs fondée sur le partage d’expériences, l’innovation et la solidarité entre nos Etats », a affirmé M. Ndao.
Evoquant le thème de cette édition, il a souligné « qu’à Kigali, en 2024, on avait pris un engagement historique : mettre fin à la pauvreté des apprentissages en Afrique à l’horizon 2035 ». Aujourd’hui, dit-il, «il appartient de démontrer que cet engagement se traduit en actions concrètes, en politiques publiques efficaces et en résultats mesurables pour chacun de nos enfants ».
Papa Malick Ndao demeure convaincu qu’on ne peut transformer durablement un système éducatif sans disposer de données fiables, d’évaluations crédibles et d’une gouvernance fondée sur l’évidence. C’est dans cet esprit, dit-il, « que le Sénégal a officiellement lancé, le 24 juin dernier, la mise en œuvre du projet Education and Skills data challenge (Esdc), en partenariat avec l’Adea et la Fondation Mastercard. Cette initiative qui réunit plusieurs ministères, selon lui, ambitionne de faire de la donnée, un véritable instrument de gouvernance, de planification, de transparence et d’amélioration continue des politiques éducatives.
De notre Envoyé spécial à Lilongwé, Seydou Prosper SADIO


