La prédominance des filles parmi les candidats au Brevet de fin d’études moyennes (BFEM) dans le département de Mbacké a retenu l’attention des autorités administratives et éducatives.
Sur les 5 900 candidats inscrits par l’Inspection de l’éducation et de la formation (IEF) de Mbacké, 4 127 sont des filles, contre 1 773 garçons. Ce constat a été mis en avant, ce mardi 14 juillet 2026, à l’occasion de la traditionnelle visite des autorités dans plusieurs centres d’examen marquant le lancement des épreuves.
Conduite par l’adjoint au préfet de Mbacké, la délégation, composée notamment de responsables du secteur de l’éducation, a effectué une tournée dans plusieurs centres de la commune. Faisant le point sur l’organisation de l’examen, l’inspecteur de l’éducation et de la formation de Mbacké, Abdoulaye Oumar Kane, a indiqué que le département dispose cette année de 26 centres d’examen répartis en 29 jurys, deux établissements accueillant chacun deux jurys.
Revenant sur les statistiques, l’IEF a souligné que les filles représentent une très large majorité des candidats, 4 127. Une situation qui, selon lui, illustre le recul progressif de la scolarisation des garçons dans le département.
Face à cette réalité, il a annoncé que le ministère de l’Éducation nationale a engagé le programme « Dellusil », destiné à lutter contre le décrochage scolaire. Et, le département de Mbacké, dans la région de Diourbel, figure parmi les zones retenues pour sa mise en œuvre. Ce programme prévoit un dispositif de réinsertion des élèves ayant quitté le système scolaire. Les bénéficiaires suivent une formation reposant sur une approche bimodale, qui associe les apprentissages en présentiel aux outils numériques. À terme, cette démarche doit leur permettre de retrouver le cursus scolaire classique. Une phase pilote est actuellement expérimentée dans une vingtaine d’écoles du département.
Pour sa part, l’adjoint au préfet a estimé que les pouvoirs publics multiplient les initiatives afin de favoriser le retour des garçons à l’école. Il a exhorté les parents à accompagner leurs enfants dans leur parcours scolaire, sans leur imposer de pression excessive. Selon lui, l’éducation et l’instruction demeurent les meilleurs leviers pour garantir leur insertion économique et sociale à l’avenir.
L’autorité administrative s’est, par ailleurs, réjouie du bon déroulement du démarrage des épreuves. Elle a assuré que l’ensemble des mesures arrêtées lors des réunions préparatoires avait été appliqué, permettant aux examens de se tenir dans des conditions satisfaisantes.
Birane Diop, correspondant


