L’Autorité nationale d’Assurance Qualité de l’Enseignement supérieur (ANAQ-Sup) et l’Office national de Lutte contre la Corruption (OFNAC) ont signé ce vendredi 23 octobre 2026 un accord-cadre de partenariat stratégique. Objectif : faire de l’intégrité un critère à part entière de la qualité des universités, écoles doctorales et centres de recherche du Sénégal.
La cérémonie était présidée conjointement par Moustapha Ka, président de l’OFNAC, et le professeur Massamba Diouf, secrétaire exécutif de l’ANAQ-Sup. Les deux institutions parlent d’une alliance inédite, alignée sur le référentiel Sénégal Vision 2050. Leur conviction commune : l’excellence académique ne va pas sans gouvernance irréprochable.
Moustapha Ka a donné le ton avec la formule suivante : « Un diplôme sans éthique est un pouvoir sans boussole. » Il a poursuivi : « Par la Qualité, nous élevons le Savoir ; par l’Intégrité, nous honorons la République. »
Le professeur Diouf a insisté sur la méthode. « L’intégrité ne doit pas être envisagée uniquement sous l’angle de la sanction, mais comme une culture et une responsabilité partagée », a-t-il rappelé, estimant que la qualité de l’enseignement supérieur « ne saurait être pleinement garantie sans une gouvernance fondée sur l’éthique, l’intégrité, la transparence et la redevabilité ».
Quatre chantiers prévus
-Évaluation : intégrer des critères de gouvernance de l’intégrité, de prévention des risques de corruption et de transparence dans les manuels d’évaluation de l’ANAQ-Sup.
-Formation : développer des modules sur la déontologie, l’intégrité scientifique et la prévention du plagiat.
-Académie de l’Intégrité : l’ANAQ-Sup apportera un appui technique à cette initiative de l’OFNAC, en vue d’accréditer les qualifications qui y seront délivrées.
-Plateforme de l’intégrité académique et scientifique : un observatoire produira données, indicateurs et cartographies des risques pour éclairer les décisions publiques.
Un suivi par feuilles de route
Un Comité mixte de pilotage validera des feuilles de route annuelles. La première priorisera l’identification des risques institutionnels, le renforcement des guides d’évaluation et la formation des acteurs académiques.
O.B.N


