L’examen du Brevet de fin d’études moyennes (Bfem) démarre ce mardi sur l’ensemble du territoire national. Pour cette session 2026, 195.634 candidats sont inscrits, soit 3.809 de plus qu’en 2025.
Le coup d’envoi du Brevet de fin d’études moyennes (Bfem) 2026 sera donné ce mardi . Au total, il y a 195.634 candidats répartis dans les seize académies du pays. Ces statistiques ont été données par la Direction des examens et concours (Dexco) du ministère de l’Éducation nationale. Elles traduisent une nouvelle progression des effectifs, confirmant la dynamique de croissance observée depuis plusieurs années dans l’enseignement moyen.
Selon la Dexco, l’Académie de Thiès présente le plus important effectif avec 34.874 candidats. Elle est suivie de Pikine-Guédiawaye (27.363), Dakar (16.072), Rufisque (14.452), Saint-Louis (13.714), Fatick (13.660), Kaolack (12.595), Diourbel (12.351) et Ziguinchor (11.514). Les académies de Louga (8.766), Kolda (7.023), Sédhiou (5.973), Tambacounda (5.938), Matam (5.543), Kaffrine (3.818) et Kédougou (1.978) complètent les effectifs de cette session.
La répartition des candidats confirme également la prédominance des filles dans le système éducatif. Elles sont 114.891, contre 80.743 garçons, soit près de six candidats sur dix. Cette tendance, observée depuis plusieurs années, traduit les progrès réalisés en matière de scolarisation et de maintien des jeunes filles à l’école.
Pour assurer le bon déroulement des épreuves, informe la Dexco, le ministère de l’Éducation nationale a créé 1.224 centres d’examen, mobilisé 1.392 présidents de jury, plus de 13.000 surveillants ainsi que 6.960 secrétaires de centre. Ces candidats vont composer dans 6.522 salles. Le dispositif prend également en compte 266 candidats à besoins éducatifs spéciaux, tandis que 7.823 candidats sont inscrits sans pièce d’état civil et feront l’objet d’un suivi administratif conformément aux procédures en vigueur.
Selon Papa Baba Diassé, directeur des examens et concours, toutes les dispositions ont été prises pour un bon déroulement des épreuves. Il a rappelé la tenue d’un Conseil interministériel à l’issue de laquelle des directives avaient été données et dont la mise en œuvre permet d’assurer une bonne organisation des examens. Ensuite, souligne M. Diassé, des Comités régionaux de développement (Crd) se sont tenus dans les régions avec une mobilisation de tous les acteurs.
Il note un renforcement de la sécurisation des épreuves et des centres : utilisation d’enveloppes à bulle, de QR Code, responsabilisation des Inspections d’académie par rapport aux clefs des malles contenant les épreuves, renforcement de la supervision de la levée des épreuves, mise en place d’un dispositif de lutte contre la fraude.
Papa Baba Diassé a indiqué que les candidats à besoins spéciaux n’ont pas été oubliés. Ainsi, a-t-il dit, il y a eu la transcription en braille des épreuves pour les non-voyants, l’agrandissement de la police d’écriture des épreuves pour les mal voyants et la mise en place de dispositifs locaux pour les autres types de handicap.
M. Diassé note une harmonisation des instructions relatives à l’organisation de tout le processus de la mise en route des présidents de jury jusqu’à la publication des résultats.
Daouda DIOUF

