Le Conseil interministériel présidé par le Secrétaire général du gouvernement, Boubacar Camara, le vendredi 3 octobre, a permis de revenir sur les différentes avancées liées à la consolidation de l’école comme épicentre de notre développement économique et social. Selon le ministre de l’Education nationale, Moustapha Guirassy, près de 83,34 % des directives prises lors du Conseil interministériel de 2024 ont été réalisées. Une dynamique qui, si elle se poursuit, permettra à près de 4,5 millions d’apprenants (élèves-étudiants) de prendre le chemin des établissements scolaires.
A l’occasion du conclave, des ministres, syndicats, membres d’associations, représentants des élus locaux ont fait le point sur les mesures et autres dispositifs visant à garantir une année scolaire paisible et sereine. Dans ce sens, le ministre de l’Education nationale, Moustapha Guirassy, a fait un état des lieux des différents préparatifs liés à la rentrée scolaire. « Ce Conseil interministériel intervient à une étape décisive depuis deux ans dans un contexte compliqué marqué par des coupures sur nos budgets qui ont impacté nos actions. Cette situation ne nous a pas empêchés de réaliser près de 83,34 % des directives prises lors du Conseil interministériel de l’année dernière », a affirmé le ministre. Il informe avoir engagé des changements structurants visant à transformer des engagements en réalisations pour faire de l’école le pilier du plan Sénégal 2050.
Lors de la réunion, Médoune Thiam, conseiller du ministre de l’Education nationale, a présenté le document synthétisant les évaluations et recommandations du Conseil interministériel. Il renseigne que la rentrée scolaire 2025-2026 est prévue le 6 octobre pour les enseignants et le 8 pour les élèves. La fermeture des classes est prévue le 31 juillet. Cette rentrée va concerner plus de 4,5 millions d’élèves répartis entre le préscolaire l’élémentaire et l’enseignement moyen mais également tout ce qui est éducation de base mais et aussi les « daara », et les universités. « La rentrée scolaire est le fruit d’un processus qui a débuté avec l’organisation de la semaine nationale de propreté des écoles qui a été lancée le 29 septembre et qui va se poursuivre jusqu’au 5 octobre 2025. Ce Conseil interministériel doit permettre de nous projeter sur les avancées liées au processus de lutte contre le déficit d’enseignants qui a baissé de 60 % en passant de 4.500 à 1.800, avec le recrutement de 2.000 enseignants », déclare-t-il.
240 établissements libérés des eaux pluviales Pour Médoune Thiam, la réussite d’une bonne année scolaire passe aussi par la résorption du déficit d’abris provisoires avec un nouveau programme spécial de qui a permis de réduire le déficit en salles de classe à 6.963 abris provisoires contre 7.145 abris. « Le nombre d’écoles sans électricité est passé de 7.033 à 6.070 et une baisse de 14 % des écoles établissement sans latrines a été notée. Nous avons aussi connu des progrès concernant l’alimentation scolaire avec une baisse de 7 % des écoles sans cantine, donc on est passé de 14.330 à 10.775 écoles», affirme M. Thiam.
Il a ensuite rappelé la volonté du ministère de l’Education nationale de poursuivre les efforts concernant l’amélioration de l’environnement scolaire dans un contexte d’inondations qui entravent la disponibilité des écoles. « Nous avons fait l’inventaire des écoles potentiellement susceptibles d’être impactées par l’hivernage qui sont aujourd’hui au nombre de 288. Nous avons traité près de 240 et 24 sont en cours de traitement pour permettre aux élèves d’être accueillis dans de bonnes conditions », affirme Médoune Thiam.
Pour sa part, Cheikh Tidiane Dièye ministre de l’Assainissement et de l’Hydraulique a fait savoir que sur ce lot d’écoles en voie de traitement, 17 sont en attente pour cause d’absence de déversoir. « Nous ne pouvons pas y mener des opérations de pompage dans la mesure où on ne dispose pas de réceptacles capables d’accueillir les eaux pluviales », a indiqué le ministre. En outre, Médoune Thiam informe aussi que cette année scolaire 2025- 2026 servira de réceptacle pour une plus grande inclusion de l’espace scolaire sénégalais.
« Nous avons un taux de prévalence nationale du handicap qui estimé à plus de 7 % au Sénégal. Mais nous n’avons seulement que 4 écoles publiques spécialisées, toutes centralisées et concentrées à Dakar et à Thiès », a confié M. Thiam. Il a fait savoir que l’ambition du ministère est de pouvoir avoir des écoles spécialisées dans chaque région, ce qui implique également la mise à disposition de supports pédagogiques adaptés à ces enfants en situation de handicap.
Mamadou Makhfouse NGOM

