Un camp de restauration de la mangrove s’est tenu du 21 au 23 septembre dans la commune de Suelle, dans le département de Bignona. L’objectif est de faire régénérer 10 hectares de mangrove et de former plus de 150 jeunes sur le changement climatique.
Pour renforcer la résilience climatique dans le Fogny, un camp de restauration de la mangrove du marigot de Balandine, village de la commune de Suelle, dans le département de Bignona, s’est tenu du 21 au 23 septembre. À terme, 10 hectares de mangrove ont été restaurés pour favoriser le retour des produits halieutiques.
Organisée par l’Institut africain de gouvernance (Iag), l’activité est mise en œuvre par Actions citoyennes pour le climat et la conservation en partenariat avec l’Aire marine protégée (Amp) de Kassa Blouf Fogny. Le camp a permis de former une centaine de jeunes et de femmes sur des thématiques en rapport avec le changement et la résilience climatiques. « Nous espérons qu’à travers les formations nous pourrons changer la donne et reverdir encore cet espace. Ceci permettra aux communautés qui y vivent d’avoir des sources de revenus », a indiqué Fanta Camara, responsable de l’Iag.
Le maire de la commune de Suelle et les populations de Balandine ont participé au camp qui vise à restaurer la végétation avec des espèces de mangroves adaptées à la zone. « C’est un programme qui nous permet de faire le partage d’expérience sur la gouvernance et la gestion des zones côtières », a expliqué Sadou Ba, directeur exécutif d’Actions citoyennes pour le climat et la conservation. La localité de Balandine fait partie des zones frappées par le changement climatique.
Le long du marigot, jadis bordé de mangroves et regorgeant de beaucoup de poissons, l’on constate la dégradation de cet écosystème. « Il faudrait redonner vie à cet écosystème, pour que les communautés environnantes puissent bénéficier des avantages liés à la mangrove », a insisté M. Ba.
Nfally Badji, maire de la commune de Suelle, va dans le sens : « Les quelques personnes qui s’adonnent à l’activité de la pêche peuvent passer toute une journée dans les eaux et revenir avec un petit panier de poissons. Donc, ce repiquage permettra de retrouver le plancton marin et de faire revenir les ressources halieutiques ». Pour assurer le suivi de l’initiative, il s’est engagé à prendre toutes les dispositions afin d’accompagner les jeunes formés dans le cadre de ce projet.
Kadidiatou SONKO (Correspondante)

