Le 29 août 1987, une tornade d’une rare violence s’est abattue sur la capitale sénégalaise aux premières heures de la matinée, provoquant l’effondrement d’un mur de l’ancienne usine Petersen, dans le quartier populaire surnommé « Harlem ». Le bilan est tragique. « Le Soleil » avait titré à la Une : Ouragan sur la ville : 7 morts, 25 blessés. Retour sur cet incident des années 80.
Il y a 38 ans, la capitale sénégalaise, Dakar, a été frappée par une tornade d’une rare violence. Le bilan est lourd : sept morts, en majorité des enfants, et 25 blessés. L’effondrement d’un mur de l’ancienne usine Petersen, dans le populaire quartier surnommé « Harlem » à l’époque, était à l’origine de cette tragédie du 29 août 1987 parue à la une du quotidien national « Le Soleil » sous le titre : « Ouragan sur la ville : 7 morts, 25 blessés ».
Dans l’article, publié à la page 5 du journal, le journaliste Pape Sédikh Mbodje est revenu sur ce vendredi noir vécu par les habitants de ce bidonville de 150 m de long sur 2 m de large, coincé entre les avenues du Sénégal (prolongé angle Clémenceau) et Faidherbe. Selon l’auteur de l’article, un mur d’une hauteur de 5 m sur 39,10 m s’est effondré sur des baraques habitées par des employées de maison et des gens économiquement très faibles qui y avaient trouvé refuge. Alertés à 6h35 du matin, les sapeurs-pompiers ont mobilisé un fourgon de premier secours, quatre ambulances classiques, une ambulance de réanimation, un camion-grue et une voiture de liaison radio. La gendarmerie était également sur les lieux.
Dans son article, Pape Sédikh Mbodje a précisé que la tornade avait aussi fait des dégâts au marché Sandaga où 14 cantines avaient été endommagées du fait du déracinement d’un gros arbre, gênant la circulation pendant des heures. Avisé dès le matin, le gouverneur de la région de Dakar s’était rendu sur les lieux pour constater les dégâts. Il avait promis la suppression des habitations contiguës au reste du mur qui constituait un danger certain. Dans l’après-midi, les autorités et organismes de bienfaisance avaient distribué des vivres et des tentes.
Maguette Guèye DIÉDHIOU (Source : Pape Sédikh Mbodje, « Le Soleil » du 29 août 1987)