Le Comité de gestion des inondations, sous l’égide du ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement, a tenu sa réunion hebdomadaire de suivi ce mercredi 27 août 2025 pour évaluer la situation des inondations à travers le pays.
Plusieurs structures opérationnelles ont partagé leurs bilans et les mesures prises pour faire face aux inondations causées par les récentes pluies. Dans la région de Diourbel, plusieurs localités, telles que le marché Ndoumbe Diop et Ngolomite, ont été sévèrement touchées par les inondations. Cependant, grâce à l’engagement des autorités locales et des structures comme l’Onas et la BNSP, des mesures de pompage ont permis de réduire les eaux stagnantes. L’Onas a déployé des équipements supplémentaires, dont des camions hydrocureurs et des électropompes, pour soutenir les efforts. Le projet d’aménagement d’un bassin dans la réserve foncière de la station d’épuration de l’Onas devrait également apporter un soulagement à long terme.
À Touba, les bassins de pompage ont été renforcés, ce qui a permis une évacuation rapide des eaux dans certains quartiers. Toutefois, les quartiers de Darou Rahmane et Guédé, situés dans des zones basses sans systèmes de drainage efficaces, ont été particulièrement touchés. En réponse, le gouvernement a décidé de renforcer les interventions avec l’ajout de nouvelles électropompes et la distribution de 45 motopompes. Le ministre a donné des instructions strictes pour une action rapide dans les 48 heures à venir.
Dans les régions de Kaffrine et Kaolack, les dispositifs de pompage ont montré des résultats positifs, notamment dans les quartiers historiquement touchés. Grâce à une collaboration étroite entre les autorités locales et l’Onas, les équipements de drainage ont permis de contenir les inondations. À Kaolack, la construction de nouveaux bassins par la DPGI et le Génie militaire a également joué un rôle crucial pour prévenir les inondations à grande échelle. À l’approche du Maouloud, les structures continuent de préparer la ville pour l’accueil des pèlerins.
Saint-Louis a également été touchée par les inondations, en particulier dans les quartiers de Pikine et Médina Course. Des actions de pompage ont été menées avec succès, grâce à l’intervention de l’ONAS et la distribution de motopompes dans plusieurs zones. Les autorités poursuivent la construction de digues de protection dans les départements de Podor et Dagana pour renforcer la sécurité des habitants face aux crues.
Les inondations à Tambacounda, causées par les ruissellements du Mamacounda, ont affecté plusieurs quartiers, mais les interventions de nettoyage et de curage ont permis de réduire les difficultés. Dans la commune de Balou, la situation est sous contrôle malgré un dépassement du niveau d’alerte du fleuve. À Thiès, des actions conjointes de pompage ont permis de libérer rapidement plusieurs quartiers inondés, et des équipements supplémentaires ont été mobilisés pour assurer la sécurité des zones vulnérables.
Les actions entreprises par les structures étatiques, les collectivités locales et les communautés elles-mêmes sont sur la bonne voie, mais des défis demeurent, notamment dans les zones dépourvues de systèmes de drainage efficaces. Le ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement réaffirme son engagement à apporter des solutions adaptées pour soulager les populations touchées et prévenir de futures inondations. Les efforts se poursuivent, avec l’accent mis sur la prévention, l’optimisation des équipements et la mobilisation rapide des ressources nécessaires pour protéger les citoyens.
Cheikh Tidiane NDIAYE