Le Premier ministre sénégalais, Ahmadou Alhaminou Mohamed Lô, s’est dit convaincu, dans un entretien accordé à France 24, qu’un accord reste possible autour du projet de loi de finances rectificative, rejeté le 23 octobre dernier par les députés de Pastef, le parti majoritaire à l’Assemblée nationale.
« Je reste convaincu que nous pouvons nous entendre », a déclaré le chef du gouvernement, qui a demandé la poursuite des discussions et s’est dit disposé à examiner les amendements proposés par les parlementaires.
Interrogé depuis Dakar par France 24, à quelques jours de l’ouverture des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ), le Premier ministre a estimé que le texte pouvait encore être adopté, malgré les tensions entre le gouvernement et les députés de la majorité.
Au-delà de ce désaccord parlementaire, Ahmadou Alhaminou Mohamed Lô a insisté sur l’urgence de rétablir la soutenabilité de la dette publique sénégalaise.
« Il faut traiter la dette du Sénégal. Il faut à nouveau la rendre viable en discutant avec aussi bien nos créanciers officiels que nos créanciers privés », a-t-il déclaré.
Le chef du gouvernement a également affirmé que son prédécesseur, Ousmane Sonko, actuellement président de l’Assemblée nationale, partageait cette préoccupation.
« Dans mes derniers échanges avec le Premier ministre Ousmane Sonko, actuellement président de l’Assemblée nationale, il était clairement ressorti qu’il était d’avis que la trajectoire de la dette n’était pas soutenable et qu’il fallait la traiter », a-t-il indiqué.
Selon lui, les divergences apparues depuis lors ne signifient pas que le président de l’Assemblée nationale ait renoncé à la nécessité d’un traitement de la dette.
« Il n’a jamais exclu le traitement de la dette », a-t-il insisté.
Par ailleurs, à quelques jours du coup d’envoi des Jeux olympiques de la jeunesse à Dakar, le Premier ministre a assuré que le Sénégal était prêt à accueillir les délégations internationales.
Il a exprimé le souhait que cette compétition contribue à renforcer les perspectives offertes à la jeunesse sénégalaise et à « conforter l’espoir que nous donnons à nos jeunes ».
La recherche d’un compromis autour de la loi de finances rectificative demeure ainsi un enjeu majeur pour le gouvernement, dans un contexte marqué par les impératifs de redressement des finances publiques et les préparatifs de ce rendez-vous sportif international.
S.G


