Le gouvernement révolutionnaire cubain a condamné, samedi, ce qu’il qualifie d’« agression militaire américaine » contre le Venezuela, dénonçant une « violation flagrante du droit international » et de la Charte des Nations unies dans l’« affaire Nicolás Maduro ».
Dans une déclaration officielle, La Havane a réaffirmé son « soutien et sa solidarité absolus » avec la République bolivarienne du Venezuela et son gouvernement, tout en appuyant la demande de la vice-présidente exécutive vénézuélienne, Delcy Rodríguez, exigeant des autorités américaines une preuve de vie du président constitutionnel Nicolás Maduro Moros et de son épouse, Cilia Flores.
Cuba affirme que le président vénézuélien et son épouse seraient détenus à la suite d’une opération militaire américaine, qualifiée d’« acte criminel » et de « dangereuse escalade » d’une campagne menée depuis plusieurs années par Washington contre Caracas.
Selon les autorités cubaines, cette politique viserait à raviver les ambitions hégémoniques des États-Unis en Amérique latine et à assurer un contrôle sur les ressources naturelles du Venezuela.
La déclaration met directement en cause le président américain Donald Trump, son secrétaire d’État et des « cercles hostiles à l’Amérique latine et aux Caraïbes », tenus pour responsables des pertes humaines et des dégâts matériels déjà enregistrés ou susceptibles de survenir.
Appelant à une mobilisation internationale, Cuba exhorte les gouvernements, parlements et mouvements sociaux à condamner ce qu’elle qualifie de « terrorisme d’État » et à défendre la Proclamation de l’Amérique latine et des Caraïbes comme Zone de paix, signée en 2014.
« Le Venezuela est un pays pacifique qui n’a attaqué aucune nation », souligne le texte, concluant par un appel à la vigilance régionale et à la défense de la souveraineté.
S.G


