Face à la presse, mercredi 03 aout, la Coalition des organisations de la société civile pour les élections (Cosce) a appelé les pouvoirs publics à accélérer les préparatifs des élections territoriales.
Les conseillers territoriaux élus le 23 janvier 2022 exercent un mandat de cinq ans qui arrive à échéance le 22 janvier 2027. Leur renouvellement doit donc intervenir dans les trente jours précédant cette échéance. Or, selon la Coalition des organisations de la société civile pour les élections (Cosce), à moins de cinq mois de la fin de ces mandats, plusieurs opérations essentielles restent à engager, à préciser ou à rendre publiques. « Il ne s’agit pas seulement de fixer la date des élections. Une élection se prépare », a expliqué l’expert électoral Ndiaga Sylla, désigné porte-parole du jour.
Selon lui, l’organisation d’un scrutin nécessite notamment la révision et la mise à jour des listes électorales, la convocation du corps électoral, la fixation de la caution, ainsi que le dépôt et le contrôle des candidatures. À cela s’ajoutent la préparation matérielle et la mise en place du dispositif logistique.
La société civile se veut toutefois claire. Elle estime que les délais permettent encore d’organiser ces joutes électorales. « Nous ne prétendons pas qu’il existe, à ce stade, une irrégularité du processus électoral. Nous disons simplement qu’il devient urgent de donner de la visibilité à tous les acteurs. Cette exigence n’est pas seulement politique, elle est également démocratique et juridique », a précisé Ndiaga Sylla.
Il ajoute que la démarche de la Cosce est simple : « prévenir plutôt que contester, sécuriser plutôt que fragiliser ». Car, selon lui, « le temps électoral se resserre et tout retard excessif dans une étape peut avoir des conséquences sur les suivantes et, à terme, affecter la sécurité juridique, la transparence et la crédibilité du scrutin ».
Dans ce contexte, les membres de la Cosce appellent les pouvoirs publics à engager rapidement une concertation avec les partis politiques, la société civile et l’ensemble des parties prenantes. L’objectif est de partager les informations disponibles, de clarifier les différentes étapes du processus et de créer les conditions d’une préparation inclusive des prochaines élections territoriales.
La Coalition des organisations de la société civile pour les élections demande également aux pouvoirs publics de fixer et de rendre publique, dans les meilleurs délais, la date des élections territoriales, ainsi que de publier un calendrier électoral détaillé permettant à tous les acteurs de connaître les principales étapes conduisant au scrutin. « Tous les acteurs politiques doivent disposer des mêmes informations et de la même visibilité sur le calendrier électoral. C’est une question de confiance, mais également d’égalité entre les différents acteurs de la compétition électorale », insiste Ndiaga Sylla.
Aliou DIOUF

