Le Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (Onu), António Guterres, a plaidé, samedi à Addis-Abeba pour une réforme en profondeur du système financier international, estimant qu’il doit mieux répondre aux besoins des pays en développement, en particulier ceux du continent africain, a-t-on appris du service communication de l’organisation onusienne.

Le chef de l’Onu a également insisté sur la nécessité de réformer l’architecture financière internationale afin de garantir aux pays africains « une voix et une participation réelles » dans les processus décisionnels mondiaux.
Abordant la question climatique, M. Guterres a rappelé que « les pays du G20 sont à l’origine de presque 80 % des émissions mondiales », soulignant que des réductions majeures doivent être réalisées au cours de cette décennie pour maintenir les objectifs de l’Accord de Paris à portée de main.
Il a, par ailleurs, mis en avant le potentiel énergétique du continent, affirmant que « l’Afrique concentre 60 % du potentiel solaire mondial », tout en déplorant que le continent ne bénéficie que d’une faible part des investissements mondiaux dans les énergies propres.

Réfutant toute idée d’un discours d’adieu, António Guterres a affirmé que l’Afrique demeurera « la priorité numéro un de l’Onj » jusqu’à la fin de son mandat, concluant son intervention par ces mots : « Africa Sempre. »
Par Salla GUEYE


